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DROIT

PLU : des parcelles non bâties proches d’un massif boisé peuvent être classées en zone naturelle

Source unique·28 sept.

Une récente jurisprudence rappelle que la proximité d’un massif boisé ne suffit pas à justifier automatiquement le classement d’une parcelle en zone naturelle, mais que la cohérence avec le projet d’aménagement du Plan Local d’Urbanisme (PLU) prime sur des critères techniques comme la desserte par les réseaux ou l’absence de sensibilité écologique marquée. Cette décision soulève des questions sur l’équilibre entre préservation des espaces naturels et flexibilité urbaine, alors que les collectivités locales peinent souvent à concilier ces enjeux dans leurs documents d’urbanisme.

Quel critère juridique a permis de classer une parcelle non bâtie en zone naturelle malgré sa desserte par les réseaux ?

Le classement en zone naturelle (zone N) a été validé non pas en raison de la présence de réseaux ou de contraintes écologiques, mais parce que la parcelle présentait un caractère d’espace naturel et que ce choix s’inscrivait dans la logique globale du PLU, dont le parti d’aménagement prime sur des considérations techniques ponctuelles.

Qui sont les acteurs principaux concernés par cette décision de jurisprudence ?

Cette jurisprudence s’adresse principalement aux collectivités locales (communes, intercommunalités) chargées d’élaborer ou de réviser leur PLU, ainsi qu’aux propriétaires fonciers dont les parcelles pourraient être reclassées en zone naturelle. Les juges administratifs, en validant cette approche, encadrent aussi l’action des services de l’État en matière d’urbanisme et d’environnement.

Quelles zones d’ombre subsistent quant à l’application de ce principe ?

L’article ne précise pas comment les collectivités doivent évaluer le caractère naturel d’une parcelle ni quels critères concrets permettent de trancher entre un espace simplement non bâti et un espace à préserver. De même, l’absence de définition claire de la cohérence avec le parti d’aménagement du PLU laisse une marge d’interprétation qui pourrait varier selon les territoires.

Ce que ça pourrait changer

Cette décision pourrait inciter les collectivités à privilégier une approche plus flexible dans la délimitation des zones naturelles, en recentrant l’analyse sur l’objectif global du PLU plutôt que sur des indicateurs techniques. À l’inverse, elle risque d’alimenter des contentieux entre propriétaires et administrations, notamment dans les zones périurbaines où la pression foncière est forte. Pour les acteurs locaux, cela souligne l’importance d’une rédaction précise des PLU, afin d’éviter des reclassements contestés ou des blocages dans les projets d’aménagement.

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