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NUMÉRIQUE

Meta accusée de détourner des milliards de crédits d’impôts R&D pour ses datacenters IA

Source unique·il y a 1 h

L’affaire révèle une stratégie fiscale agressive de Meta, qui aurait détourné des milliards de dollars de crédits d’impôt fédéraux dédiés à la recherche et développement pour financer ses datacenters d’intelligence artificielle. Cette pratique, si elle est avérée, interroge la porosité des dispositifs fiscaux américains et leur détournement au profit de géants technologiques, au mépris des objectifs initiaux de soutien à l’innovation. Elle soulève aussi des questions sur l’éthique des optimisations fiscales dans un secteur aussi stratégique que l’IA.

Quels mécanismes Meta aurait-il utilisés pour bénéficier de ces crédits d’impôt ?

Meta aurait classé ses datacenters dédiés à l’IA comme des modèles pilotes expérimentaux, permettant de bénéficier du crédit d’impôt fédéral pour la recherche. L’entreprise aurait ainsi réduit ses impôts de 3,9 milliards de dollars en 2025, en plus de 700 millions en 2023 et 2 milliards en 2024, en déclarant des achats de matériel (comme des puces Nvidia) comme des dépenses de R&D éligibles.

Qui sont les acteurs impliqués dans cette polémique et quels sont leurs rôles ?

Sept sénateurs et sénatrices démocrates, dont Elizabeth Warren, ont interpellé Mark Zuckerberg via une lettre pour dénoncer cette pratique. Le New York Times a révélé l’affaire, s’appuyant sur des déclarations fiscales de Meta et des rapports de l’IRS. Meta, de son côté, assume le risque en provisionnant des avantages fiscaux non comptabilisés (UTB) passés de 12,9 à 18,74 milliards de dollars entre 2024 et 2026.

Pourquoi les sénateurs considèrent-ils que Meta abuse du système fiscal ?

Les sénateurs estiment que les crédits d’impôt pour la recherche ne doivent pas servir à subventionner des infrastructures commerciales, même dédiées à l’IA. Ils soulignent que Meta utilise cette niche pour des datacenters dont l’objectif est clairement opérationnel, et non expérimental, alors que l’IRS a déjà rejeté des demandes similaires pour des équipements disponibles dans le commerce.

Ce que ça pourrait changer

Cette affaire pourrait entraîner un durcissement des contrôles fiscaux sur les géants du numérique, notamment dans le secteur de l’IA où les investissements en infrastructures sont colossaux. Elle met aussi en lumière la nécessité de réformer les dispositifs fiscaux pour éviter leur détournement au profit d’activités commerciales déguisées en R&D. Enfin, elle interroge la légitimité des optimisations fiscales dans un contexte de tensions budgétaires et de demande croissante de financement public pour l’innovation.

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