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ENVIRONNEMENT

Les pressions de la FNSEA ont échoué : le schéma de gestion de l'eau de la Vilaine enfin adopté

Source unique·il y a 1 h

L’adoption du nouveau Schéma d’aménagement et de gestion de l’eau (Sage) de la Vilaine, après des mois de blocages portés par les syndicats agricoles productivistes, marque une victoire pour la préservation des ressources hydriques en Bretagne. Ce texte, qui vise à améliorer la qualité de l’eau dans un bassin où moins de 6 % des masses d’eau sont en bon état écologique, révèle les tensions persistantes entre impératifs environnementaux et intérêts agricoles, tout en soulignant le rôle des mobilisations associatives dans la défense de l’intérêt général.

Quelles mesures du Sage de la Vilaine ont cristallisé les tensions avec le monde agricole et pourquoi ?

La « règle n°1 » du Sage, qui propose d’interdire les herbicides de maïs sur les parcelles à forte pente jouxtant les aires de captage d’eau potable prioritaires (soit 1,4 % des surfaces concernées), a suscité l’opposition des syndicats agricoles productivistes, dont la FNSEA. Cette mesure, bien que limitée en étendue, est perçue comme une remise en cause de leurs pratiques intensives et a conduit à des blocages répétés, retardant l’adoption du schéma pendant des mois.

Qui sont les principaux acteurs ayant porté l’adoption du Sage malgré les pressions agricoles ?

La Commission locale de l’eau (CLE), présidée depuis le 16 octobre par Ludovic Brossard (engagé en faveur de l’environnement et de la sortie des pesticides), a joué un rôle central dans l’adoption du texte. Elle a résisté aux pressions des syndicats majoritaires, avec le soutien actif des associations environnementales comme Eau et Rivières de Bretagne, la Confédération paysanne ou le Collectif de soutien aux victimes de pesticides de l’ouest (CVSPO).

Quelle est la situation actuelle de la qualité de l’eau dans le bassin de la Vilaine et quels sont les objectifs du Sage ?

Moins de 6 % des masses d’eau de surface du bassin de la Vilaine sont en bon état écologique, en raison notamment de l’agriculture intensive et de l’usage de pesticides. Le Sage adopté vise à inverser cette tendance en instaurant des règles strictes, comme l’interdiction partielle des herbicides, pour restaurer la qualité de l’eau et préserver les ressources hydriques locales.

Ce que ça pourrait changer

Cette adoption pourrait accélérer la transition écologique dans le bassin de la Vilaine, en limitant l’usage des pesticides et en protégeant les captages d’eau potable. Elle ouvre également la voie à une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux face aux lobbies agricoles, tout en soulignant l’importance des mobilisations citoyennes pour faire avancer les politiques publiques. Cependant, l’effectivité des mesures dépendra de leur mise en œuvre concrète et de la ratification par la préfète, attendue dans les prochains mois.

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