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GÉNÉRALISTE

Les centres de données installés au Québec appartiennent majoritairement à des intérêts états-uniens

Source unique·21 sept.

L’expansion des centres de données au Québec, majoritairement détenus par des intérêts américains, soulève des questions sur la souveraineté numérique et la gestion des ressources énergétiques locales. Avec une consommation électrique représentant 3,1 % des ventes d’Hydro-Québec en 2025 et une croissance annuelle projetée de plus de 10 %, ces infrastructures transforment durablement le paysage énergétique et géopolitique de la province, sans que leur contrôle ne reflète nécessairement les priorités locales.

Quelle est la part de la puissance électrique des centres de données au Québec contrôlée par des intérêts américains ?

Seuls 572 MW sur les 1 488 MW de puissance électrique installée (soit environ un tiers) sont détenus par des actionnaires canadiens. Le reste, majoritaire, est contrôlé par des intérêts américains, quelques-uns européens étant également présents. Cette répartition interroge sur la maîtrise réelle des infrastructures numériques critiques par le Canada.

Comment la consommation réelle des centres de données se compare-t-elle à leur capacité contractuelle avec Hydro-Québec ?

Bien qu’ils aient souscrit à une puissance totale de 1 488 MW (équivalente à la centrale Manic-5), les centres de données n’utilisent en moyenne que 30 % de cette énergie, soit entre 500 et 600 MW. Cette sous-utilisation interroge sur l’efficacité des investissements énergétiques et leur adéquation avec les besoins réels.

Quels sont les risques identifiés par les experts concernant la dépendance aux centres de données étrangers ?

Les analystes soulignent que la majorité des infrastructures sont détenues par des acteurs américains, ce qui pose des questions sur la résilience du Québec en cas de tensions géopolitiques. Le contrôle de ces ressources numériques par des entités étrangères limite aussi la capacité locale à orienter leur développement selon des priorités souveraines.

Ce que ça pourrait changer

Cette concentration des centres de données sous contrôle étranger pourrait accentuer les tensions autour de l’allocation des ressources énergétiques, alors qu’Hydro-Québec prévoit d’y consacrer jusqu’à 25 % de ses nouvelles capacités de production d’ici 2035. À plus long terme, cette dépendance interroge sur la capacité du Québec à préserver son autonomie dans un secteur numérique de plus en plus stratégique, notamment face à l’essor de l’intelligence artificielle et des besoins croissants en calcul intensif.

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