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GÉNÉRALISTE

La SQ n’a pas fourni des informations utiles à la coroner qui enquêtait sur un féminicide

Source unique·il y a 3 j

Le rapport de la coroner Nathalie Lefebvre sur le féminicide de Joanie Imbeault en 2025 révèle un dysfonctionnement dans la transmission d’informations entre la Sûreté du Québec (SQ) et les instances judiciaires. Cette omission soulève des questions sur l’efficacité des mécanismes de protection des victimes de violence conjugale, alors que les institutions peinent à coordonner leurs actions pour prévenir de nouveaux drames.

Quelles informations la coroner a-t-elle demandé à la SQ et pourquoi n’a-t-elle pas pu les obtenir ?

La coroner cherchait à savoir si des mesures de protection avaient été mises en place pour Joanie Imbeault avant son meurtre, notamment après des interventions policières en février 2025. Elle n’a pu accéder ni aux détails de ces interventions ni aux résultats d’éventuelles enquêtes de voisinage, malgré leur pertinence pour évaluer l’efficacité des dispositifs de prévention.

Quel rôle joue la coroner dans ce type d’enquête et en quoi diffère-t-il de celui de la police ?

La coroner, contrairement à la police, ne cherche pas à établir des responsabilités pénales mais à identifier des failles systémiques pour éviter de futurs féminicides. Son travail repose sur l’analyse des circonstances ayant conduit au drame, en s’appuyant sur des témoignages et des documents officiels, comme les rapports d’intervention policière.

Pourquoi le dossier de voies de fait entre Joanie Imbeault et son conjoint n’a-t-il pas abouti à des accusations ?

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales a classé le dossier faute de preuves suffisantes, malgré des plaintes croisées et des blessures constatées. La coroner souligne que les policiers auraient dû recueillir des éléments indépendants des versions des deux parties pour renforcer la crédibilité des accusations.

Ce que ça pourrait changer

Cette affaire met en lumière les limites des dispositifs actuels de protection des victimes de violence conjugale, où l’absence de coordination entre institutions peut compromettre la sécurité des personnes à risque. Elle pourrait accélérer les réformes sur l’échange d’informations entre la police, les coroners et les services judiciaires, afin de systématiser les vérifications préventives. Par ailleurs, elle rappelle l’urgence d’améliorer les méthodes de collecte de preuves dans les affaires de violences conjugales pour éviter des classements sans suite.

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