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GÉNÉRALISTE

Une «annus horribilis» pour les automobilistes et les consommateurs ?

Source unique·il y a 4 j

L’année 2026 s’annonce comme une période de tensions persistantes pour les marchés énergétiques, où les perturbations géopolitiques dans le golfe Persique et les limites des mécanismes de compensation révèlent la fragilité des approvisionnements pétroliers. Cette situation, couplée à la réduction des capacités de raffinage, expose les consommateurs à une hausse structurelle des prix des carburants et des transports, au-delà des simples fluctuations conjoncturelles.

Quels événements récents ont accentué la crise des approvisionnements pétroliers dans le golfe Persique ?

Les attaques contre l’oléoduc Est-Ouest en Arabie saoudite et la prise de contrôle du détroit de Bab el-Mandeb par les Houthis au Yémen ont perturbé une capacité d’acheminement de 4 à 5 millions de barils par jour, bloquant une voie de contournement majeure du détroit d’Ormuz déjà fragilisé. Ces événements s’ajoutent à une secousse majeure des exportations pétrolières du golfe Persique depuis sept mois, sans solution de remplacement immédiate et pérenne pour compenser ces pertes.

Comment les raffineries mondiales contribuent-elles à la hausse des prix des carburants ?

Les raffineries du golfe Persique, incapables d’exporter normalement leurs 3 millions de barils par jour de carburants, et celles de Russie, touchées par des frappes militaires, voient leurs capacités réduites. Les installations encore opérationnelles tournent à plein régime, ce qui leur permet de négocier des prix plus élevés pour leurs produits, répercutés sur les consommateurs via le transport aérien, maritime et routier.

Quels mécanismes ont jusqu’ici limité l’emballement des prix du pétrole malgré la crise ?

La réduction des importations chinoises, la mise à disposition de 400 millions de barils par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) en mars, l’augmentation de la production dans certains pays exportateurs, les politiques de rationnement en Asie et les déclarations optimistes sur un règlement du conflit ont temporairement atténué la pression sur les cours. Cependant, ces mesures, initialement conçues comme des palliatifs, montrent des signes d’essoufflement.

Ce que ça pourrait changer

La persistance des tensions géopolitiques et l’épuisement des stocks de compensation pourraient entraîner une hausse durable des coûts énergétiques, affectant directement le pouvoir d’achat des ménages et la compétitivité des entreprises. À plus long terme, cette situation interroge la résilience des chaînes logistiques mondiales, déjà fragilisées par les risques sécuritaires et les ajustements des routes commerciales.

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