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GÉNÉRALISTE

L’intelligence artificielle est présente dans «à peu près tous les livres», assure Éric Duhaime

Source unique·il y a 12 j

L’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) dans la création littéraire et politique soulève des questions sur la transparence et l’éthique, comme l’illustre la polémique autour du livre Destination Autonomie d’Éric Duhaime. En minimisant l’impact de l’IA dans son ouvrage, le chef conservateur normalise son usage sans encadrement, révélant une fracture entre innovation technologique et responsabilité éditoriale.

Dans quelle mesure l’IA a-t-elle été utilisée dans les livres d’Éric Duhaime selon l’outil Pangram ?

L’outil Pangram a détecté une contribution de l’IA dans 62 % des cinq livres publiés par Éric Duhaime, dont Destination Autonomie, sans préciser la répartition exacte pour chaque ouvrage. Le politicien présente cet outil comme un simple assistant, comparable à une révision ou une mise en page, et non comme un co-auteur.

Pourquoi Éric Duhaime refuse-t-il de mentionner l’usage de l’IA dans ses livres ou documents politiques ?

Pour Duhaime, l’IA est un outil comme un autre en 2026, au même titre que la révision ou la recherche documentaire. Il estime que son omission ne trompe pas le public, car l’IA ne fait que structurer ou mettre en forme des idées qu’il revendique comme entièrement personnelles.

Comment les adversaires politiques d’Éric Duhaime ont-ils réagi à son utilisation de l’IA ?

Les libéraux, avec Charles Milliard, ont ironisé sur la fiabilité et la sincérité des propositions politiques générées par l’IA, suggérant que le programme conservateur pourrait être un produit de ChatGPT. Québec solidaire, représenté par Ruba Ghazal, a pointé les risques de cette technologie pour la culture et les métiers, appelant à un encadrement collectif.

Quel précédent le scandale autour de Thélyson Orélien a-t-il créé dans le débat sur l’IA en littérature ?

L’affaire Thélyson Orélien, dont le roman C’était ça ou mourir contenait 94 % de contenu généré par IA selon Pangram, a révélé l’opacité de l’usage de ces outils et provoqué un rejet massif dans le milieu littéraire. Ce cas a servi de référence pour évaluer la transparence des auteurs, y compris en politique.

Ce que ça pourrait changer

L’absence de cadre clair sur l’usage de l’IA dans la création expose les auteurs et les partis à des accusations de tromperie, surtout si les outils sont utilisés à l’insu du public. Cette normalisation pourrait banaliser l’IA au point de rendre caduques les distinctions entre contenu humain et généré, avec des répercussions sur la confiance dans les œuvres et les programmes politiques.

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