Du phyto au zooplancton : des maillons essentiels aux cycles biogéochimiques mondiaux
Le phytoplancton et le zooplancton forment des maillons invisibles mais cruciaux des écosystèmes marins, dont l’équilibre conditionne le cycle global du carbone. Leur rôle dans la chaîne trophique et leur capacité d’adaptation face au réchauffement climatique révèlent des mécanismes encore mal compris, mais dont les perturbations pourraient redessiner les réseaux écologiques à l’échelle planétaire.
Comment le changement climatique perturbe-t-il les interactions entre phytoplancton et zooplancton ?
Le réchauffement climatique modifie la répartition géographique des espèces de plancton, entraînant une migration vers les pôles qui déséquilibre les réseaux trophiques. Ces déplacements altèrent non seulement les relations prédateurs-proies, mais aussi l’efficacité du transport de matière organique vers les fonds marins, essentiel au cycle du carbone.
Quels sont les mécanismes étudiés par Sakina-Dorothée Ayata pour comprendre ces adaptations ?
La chercheuse combine imagerie et modélisation à partir de données océanographiques pour analyser la diversité fonctionnelle du plancton marin et ses stratégies d’adaptation face aux perturbations climatiques. Ces approches permettent d’évaluer comment certaines espèces pourraient résister ou migrer, mais aussi comment ces changements affectent l’ensemble des écosystèmes marins.
Pourquoi le zooplancton joue-t-il un rôle clé dans le cycle du carbone océanique ?
En se nourrissant de phytoplancton en surface, le zooplancton participe à la pompe biologique à carbone : il transfère la matière organique vers les profondeurs lors de sa migration verticale ou après sa mort, contribuant ainsi à séquestrer le carbone sur le long terme. Ce processus est vital pour réguler le climat, mais il est menacé par les déséquilibres écologiques actuels.
Ce que ça pourrait changer
Les perturbations des cycles biogéochimiques pourraient accélérer le réchauffement climatique en réduisant l’efficacité des mécanismes naturels de séquestration du carbone. À plus long terme, ces déséquilibres risquent de fragiliser les pêcheries et les écosystèmes marins, avec des répercussions économiques et écologiques majeures. La recherche sur ces dynamiques devient donc un enjeu stratégique pour anticiper les crises futures.

