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GÉOPOLITIQUE

Le dernier secret du Zodiac : l’IA a-t-elle identifié le plus célèbre tueur en série d’Amérique ?

Source unique·il y a 11 j

L’hypothèse d’Alex Baber, enquêteur indépendant, relance l’une des énigmes criminelles les plus tenaces des États-Unis : l’identité du Zodiac, tueur en série ayant semé la terreur en Californie à la fin des années 1960. En s’appuyant sur l’intelligence artificielle et des données de recensement, il prétend avoir déchiffré un message codé resté insoluble pendant plus de cinquante ans, tout en établissant un lien troublant avec un autre crime mythique, celui du Dahlia noir. Cette convergence interroge moins la résolution technique que la crédibilité d’une théorie qui fusionne deux affaires aux profils pourtant radicalement différents, révélant les limites des méthodes traditionnelles face à l’ère du true crime et de l’IA.

Quelle est la découverte centrale d’Alex Baber concernant le Zodiac, et sur quelles preuves s’appuie-t-il ?

Baber affirme avoir identifié le tueur comme étant Marvin Merrill, grâce à l’analyse d’un message codé (Z13) contenu dans une lettre de 1970 adressée au San Francisco Chronicle, rendu déchiffrable par un algorithme d’IA qu’il a développé. Il réduit ainsi une liste de suspects à un seul nom de treize lettres, Marvin Merrill, tout en établissant un lien avec le meurtre d’Elizabeth Short, le Dahlia noir, en 1947.

Pourquoi l’hypothèse d’un lien entre le Zodiac et le Dahlia noir est-elle controversée parmi les experts ?

Les spécialistes, comme l’ancienne profiler du FBI Julia Cowley, soulignent que les deux affaires présentent des modus operandi radicalement opposés : le meurtre d’Elizabeth Short relève d’un acte sadique et personnel, marqué par une mutilation chirurgicale, tandis que les attaques du Zodiac étaient méthodiques, médiatisées et visaient avant tout à provoquer la peur. Pour eux, ces différences rendent improbable l’hypothèse d’un même auteur.

Quels éléments biographiques ou psychologiques de Marvin Margolis (suspect du Dahlia noir) pourraient étayer la théorie de Baber ?

Margolis, ancien infirmier de la marine traumatisé par la bataille d’Okinawa, présentait un profil instable et frustré, avec des connaissances en anatomie qui pourraient expliquer la mutilation de Short. L’historien William J. Mann y voit une possible « rage contre la société », mais ces éléments restent indirects et ne suffisent pas à établir un lien formel avec le Zodiac.

Comment les méthodes traditionnelles d’enquête ont-elles échoué à résoudre ces affaires, selon Baber ?

Baber critique l’absence de coordination entre les enquêteurs, la perte ou la contamination des indices (empreintes non comparées, notes non partagées), et l’éparpillement des suspects (2 500 cas examinés sans résultat). Il dénonce un système où « tout le monde touche à tous les indices », rendant toute résolution collective impossible.

Ce que ça pourrait changer

Si l’hypothèse de Baber était validée, elle bouleverserait la perception des affaires criminelles non élucidées en montrant comment l’IA peut réactiver des enquêtes figées dans le temps, tout en soulevant des questions éthiques sur la fiabilité des preuves algorithmique face à des crimes aux motivations complexes. Elle illustre aussi les limites du true crime, où la fascination médiatique prime parfois sur la rigueur investigative, risquant de créer des mythes plutôt que des réponses.

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