NapseflowNapseflow
NUMÉRIQUE

Pour Octave Klaba, il est « trop risqué de ne pas investir » dans l’IA

Source unique·1 oct.

Alors que l’intelligence artificielle s’impose comme un levier stratégique incontournable, l’Europe semble en retrait face à la domination américaine et chinoise. Octave Klaba, PDG d’OVHcloud, alerte sur les risques d’un désengagement européen dans ce domaine, soulignant à la fois l’urgence d’investir et les défis structurels qui freinent cette ambition. Son analyse révèle une tension fondamentale : comment concilier innovation technologique et maîtrise des coûts dans un écosystème où les acteurs dominants dictent les règles ?

Pourquoi Octave Klaba estime-t-il que l’Europe doit absolument investir dans l’IA, malgré les risques ?

Pour Klaba, l’enjeu dépasse la simple compétitivité : il s’agit de ne pas devenir dépendant des technologies étrangères, notamment chinoises ou américaines, dont les stratégies à long terme restent opaques. Il souligne que l’absence d’investissement européen dans l’IA expose le continent à une perte d’autonomie technologique, comme en témoignent les chiffres sur la production de puces de RAM, où l’Europe ne représente que 3 % du volume mondial.

Quels sont les principaux domaines d’application de l’IA identifiés par OVHcloud pour ses investissements ?

OVHcloud cible trois axes prioritaires : la cybersécurité (offensive et défensive), le développement logiciel assisté par IA, et l’agentique, c’est-à-dire la création d’agents autonomes capables d’exécuter des tâches complexes. Ces domaines reflètent une volonté de renforcer à la fois la résilience des infrastructures et la productivité des équipes techniques.

Quels obstacles majeurs entravent l’adoption massive de l’IA par les acteurs européens, selon Klaba ?

Le principal frein identifié est la rareté et le coût exorbitant des GPU, essentiels pour entraîner les modèles d’IA. Klaba évoque un paradoxe : alors que les investissements dans ces infrastructures se multiplient, leur rentabilité reste incertaine, comme en témoigne la dépréciation de 80 % des GPU NVIDIA H100 en seulement trois ans. Par ailleurs, l’évolution rapide des technologies impose des mises à jour coûteuses des datacenters, rendant les investissements périlleux à long terme.

Pourquoi Klaba met-il en garde contre la dépendance à l’open source chinois dans l’IA ?

Il pointe le risque de voir l’Europe devenir captive des stratégies commerciales ou politiques des entreprises chinoises qui contrôlent une partie majeure des solutions open source. Sans maîtrise des modèles sous-jacents, l’Europe pourrait se retrouver dans une situation où son autonomie technologique dépendrait de décisions externes, potentiellement imprévisibles ou contraires à ses intérêts.

Ce que ça pourrait changer

L’urgence pour l’Europe de combler son retard en IA pourrait se traduire par une course aux investissements massifs, mais aussi par des choix stratégiques risqués, notamment en matière d’infrastructures. Si OVHcloud incarne cette volonté de souveraineté technologique, son exemple révèle les tensions entre innovation, coût et dépendance aux acteurs dominants. À plus long terme, cette dynamique pourrait redéfinir les rapports de force dans le numérique mondial, ou au contraire accentuer les fractures technologiques entre continents.

Voir aussi

Plus de contenus dans cette catégorie →

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.