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Des scientifiques découvrent un nouveau cycle du carbone caché dans le désert le plus aride d’Amérique du Nord

Source unique·il y a 16 j

La découverte d’un cycle du carbone abiotique dans le désert du Mojave bouleverse les modèles climatiques établis, révélant que les zones arides jouent un rôle bien plus actif dans la régulation du CO₂ atmosphérique qu’on ne le pensait. Ce mécanisme, indépendant de la biomasse, repose sur l’adsorption minérale et les variations thermiques extrêmes, remettant en cause l’idée selon laquelle les déserts seraient des acteurs marginaux du bilan carbone mondial.

Quel mécanisme physique explique l’absorption nocturne de CO₂ par les sols désertiques ?

Les chercheurs ont mis en évidence un phénomène d’adsorption, où le CO₂ atmosphérique se fixe à la surface des minéraux du sol lorsque la température chute la nuit, avant d’être restitué lors du réchauffement diurne. Ce cycle abiotique, distinct de tout processus biologique, est rendu possible par les contrastes thermiques extrêmes du désert du Mojave, pouvant varier de 60 °C le jour à moins de 20 °C la nuit.

Quelle est l’ampleur estimée de ce flux de carbone abiotique à l’échelle mondiale ?

En extrapolant les données recueillies dans le Mojave, les scientifiques estiment que entre un et trois milliards de tonnes de carbone transiteraient annuellement par les sols désertiques via ce mécanisme, un volume comparable aux émissions humaines annuelles. Les auteurs soulignent que cette estimation est probablement sous-évaluée, car elle ne repose que sur un seul désert.

Pourquoi les modèles climatiques actuels pourraient-ils devoir être révisés à la lumière de cette découverte ?

Les modèles climatiques actuels ne prennent pas en compte ce cycle abiotique, car les déserts étaient considérés comme des acteurs négligeables dans les échanges de carbone. Or, si ce mécanisme s’avère généralisable à d’autres zones arides, il pourrait représenter une part significative du bilan carbone global, nécessitant une réévaluation des projections climatiques.

Ce que ça pourrait changer

Cette découverte pourrait conduire à une révision des modèles climatiques intégrant désormais les flux de carbone abiotiques dans les zones arides, offrant une vision plus précise du cycle du carbone. Elle invite également à explorer d’autres mécanismes méconnus dans les écosystèmes extrêmes, susceptibles de modifier notre compréhension des interactions entre sol, atmosphère et climat.

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