NapseflowNapseflow
GÉNÉRALISTE

Plaidoyer pour rétablir le financement réservé aux livres dans les écoles

Source unique·il y a 21 j

La décision du gouvernement québécois de fusionner les budgets dédiés à l’achat de livres neufs dans les écoles avec d’autres enveloppes budgétaires, au nom d’une flexibilité accrue, suscite une levée de boucliers sans précédent. Huit anciens ministres de l’Éducation et de la Culture, rejoints par des acteurs majeurs du livre, y voient une menace pour l’accès à la lecture des jeunes, notamment dans les milieux défavorisés, où l’école reste le principal vecteur de découverte littéraire. Au-delà des chiffres, cette réforme interroge la place accordée à la culture dans les priorités éducatives, alors que les indicateurs de littératie chez les jeunes Québécois se dégradent.

Quels sont les deux volets du programme d’achat de livres qui ont été affectés par la fusion des budgets ?

Le programme comprenait deux mécanismes distincts : d’une part, une enveloppe d’environ 300 $ allouée à chaque enseignant pour l’achat de livres destinés à sa classe, et d’autre part, des fonds destinés à regarnir les bibliothèques scolaires. Le ministère de l’Éducation n’a pas confirmé si le premier volet était maintenu, laissant craindre une dilution des ressources dans une cagnotte globale de 288 millions de dollars, englobant désormais sports, culture et activités sociales.

Qui sont les principaux signataires de la lettre ouverte dénonçant cette réforme, et quel est leur argument central ?

Huit anciens ministres québécois de l’Éducation et de la Culture, issus de différentes époques politiques, ont cosigné une lettre ouverte publiée dans La Presse. Leur argument central repose sur la conviction que la lecture est un levier de liberté intellectuelle, permettant de développer l’esprit critique, l’empathie et la capacité à affronter des idées divergentes. Ils soulignent aussi que, pour de nombreux enfants issus de milieux défavorisés, l’école représente le seul accès aux livres.

Quelles conséquences cette réforme pourrait-elle avoir sur l’industrie du livre québécoise ?

L’industrie craint une baisse des acquisitions de livres par les écoles, alors que les bibliothèques scolaires pourraient être moins approvisionnées. Cette situation s’inscrit dans un contexte déjà tendu : en 2025, les ventes de livres au Québec avaient chuté de 11,9 %, un déclin attribué en partie à la concurrence accrue pour des budgets désormais dilués. Une coalition d’acteurs du livre lance d’ailleurs une campagne nationale pour sensibiliser le public à l’importance de soutenir la littérature québécoise.

Pourquoi la campagne « Le 12 août, j’achète un livre québécois » a-t-elle été lancée, et quel est son objectif ?

Cette campagne, portée par une coalition incluant des librairies indépendantes, des éditeurs et des auteurs, vise à contrer la baisse des ventes de livres et à rappeler l’importance de maintenir des financements dédiés à l’achat de livres pour les écoles. Son objectif est de mobiliser le public autour de la littérature québécoise en distribuant des milliers de signets dans les librairies, tout en plaidant pour la protection des budgets culturels dans l’éducation.

Ce que ça pourrait changer

Cette réforme pourrait creuser les inégalités d’accès à la lecture entre les élèves, notamment ceux des milieux défavorisés, où l’école joue un rôle clé dans la démocratisation culturelle. À plus long terme, une baisse de la fréquentation des bibliothèques scolaires risque d’affaiblir les compétences en littératie des jeunes Québécois, déjà en dessous des niveaux souhaités pour près de la moitié des 16-24 ans. Le débat soulève également une question plus large : celle de la priorité accordée à la culture dans les politiques éducatives, alors que les budgets sont de plus en plus souvent fusionnés sous prétexte de flexibilité administrative.

Voir aussi

Plus de contenus dans cette catégorie →

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.