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GÉNÉRALISTE

Sommet de l'investissement : une « vente aux enchères », dénoncent les opposants

Source unique·il y a 6 j

Le sommet sur l'investissement organisé par le premier ministre canadien Mark Carney à Toronto, réunissant des figures majeures de la finance mondiale, cristallise les tensions autour d'une stratégie perçue comme une vente aux enchères des infrastructures publiques. Entre promesses électorales trahies et risques de privatisations massives, l'événement soulève des questions sur la légitimité démocratique des décisions économiques et leurs répercussions sociales et environnementales.

Quels acteurs financiers sont directement associés au sommet de l'investissement organisé par Mark Carney ?

Le sommet rassemble des dirigeants de grands groupes financiers internationaux comme Jon Gray (PDG de Blackstone), Larry Fink (PDG de BlackRock) et C.S. Venkatakrishnan (PDG de Barclays), ce qui en fait un événement central pour les acteurs de la finance mondiale.

Quels types d'infrastructures publiques sont menacés par les critiques des opposants au sommet ?

Les opposants évoquent explicitement les systèmes de traitement de l'eau, les aéroports, les autoroutes et les ports comme des cibles potentielles de privatisation, avec des conséquences redoutées sur les coûts de la vie, comme illustré par l'exemple de l'autoroute 407.

Pourquoi certains économistes remettent-ils en cause la rentabilité des projets promus lors de ce sommet ?

Jean-Thomas Bernard, professeur associé en économie, souligne que des projets comme les mines de métaux rares ou les mégaprojets énergétiques (comme Muskrat Falls) peuvent devenir non rentables en raison de la volatilité des prix internationaux, des délais réglementaires coûteux et des déficits budgétaires persistants des gouvernements.

Quel rôle joue la promesse électorale de Mark Carney dans le débat actuel ?

La promesse faite par Carney en campagne, selon laquelle le Canada ne serait « jamais à vendre », est brandie par les opposants pour dénoncer une contradiction flagrante avec l'organisation d'un sommet perçu comme une mise aux enchères des actifs publics.

Ce que ça pourrait changer

Ce sommet pourrait accélérer des privatisations controversées, avec des répercussions sur les services publics et les communautés autochtones, tout en alimentant un mécontentement social croissant face à des décisions économiques prises en circuit fermé. Il risque aussi de creuser les inégalités en favorisant des investisseurs étrangers au détriment des priorités locales, comme la transition verte ou les services sociaux.

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