NapseflowNapseflow
GÉNÉRALISTE

Haïti est confronté à une recrudescence des enlèvements à l’approche des élections

Source unique·il y a 12 j

La recrudescence des enlèvements en Haïti, désormais ciblant des personnalités influentes, révèle une stratégie criminelle qui s’intensifie à l’approche des élections présidentielles. Cette escalade met en lumière l’incapacité structurelle de l’État à garantir la sécurité, tout en exacerbant les tensions politiques dans un contexte de vide institutionnel persistant depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse en 2021.

Quels sont les chiffres clés de l’augmentation des enlèvements en Haïti depuis 2020 ?

Les enlèvements ont connu une progression exponentielle, passant de 234 cas en 2020 à 2 490 en 2023, avant une légère baisse à 1 268 en 2025. Entre avril et juin 2026, 81 enlèvements ont été recensés, soit une hausse de 42 % par rapport au premier trimestre de la même année, selon les données de l’ONU.

Qui sont les personnalités récemment enlevées et quel message ces cibles envoient-elles ?

Parmi les victimes figurent James Boyard, inspecteur général de la police et directeur de cabinet du ministère de la Défense, ainsi que des figures civiles comme l’avocat Caleb Jean-Baptiste et Stéphanie Paultre, directrice d’un office éducatif national. Ces enlèvements, perpétrés en plein jour dans des quartiers réputés sûrs, visent à déstabiliser les institutions et à tester la capacité de l’État à protéger ses représentants.

Pourquoi la population haïtienne hésite-t-elle à signaler les enlèvements ?

La peur des représailles, l’augmentation des rançons ou la crainte de perturber les négociations en cours avec les ravisseurs dissuadent la plupart des Haïtiens de porter plainte. Cette omerta collective limite la visibilité réelle de la crise et complique les efforts de réponse des autorités.

Quelles mesures les autorités haïtiennes ont-elles mises en place pour lutter contre les gangs ?

Le gouvernement a lancé la formation de 4 000 nouveaux policiers et de 1 500 soldats supplémentaires, portant le total à 15 000 nouvelles recrues prévues d’ici trois ans. Une force anti-gangs soutenue par l’ONU, comptant près de 1 600 membres, voit également son mandat renouvelé et son effectif potentiellement doublé.

Ce que ça pourrait changer

L’escalade des enlèvements à l’approche des élections pourrait aggraver l’instabilité politique et décourager la participation citoyenne, fragilisant davantage un processus électoral déjà incertain. La capacité des gangs à cibler des infrastructures clés et des personnalités symboliques suggère une stratégie de déstabilisation systémique, tandis que les réponses étatiques, bien que renforcées, peinent à inverser la tendance.

Voir aussi

Plus de contenus dans cette catégorie →

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.