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GÉNÉRALISTE

Transat reçoit 250 millions de plus d’Ottawa pour palier la hausse du prix des carburants

Source unique·il y a 10 j

Le gouvernement fédéral canadien injecte 250 millions de dollars supplémentaires dans Transat pour atténuer l’impact de la flambée des prix du carburant aérien, alors que l’entreprise québécoise enregistre une perte nette de 106,6 millions au troisième trimestre. Cette aide d’urgence, cumulée à un premier versement de 150 millions, soulève des questions sur la viabilité à long terme d’un secteur aérien fragilisé par des coûts énergétiques structurellement élevés et une capacité limitée à répercuter ces hausses sur les tarifs.

Pourquoi Transat a-t-elle besoin d’une aide financière supplémentaire de 250 millions de dollars ?

La hausse des prix du carburant aérien, en progression de 56 % par rapport à l’année précédente, a creusé les pertes de Transat au troisième trimestre. Malgré une augmentation de 3 % de ses revenus et une hausse de 6 % de son trafic passagers, l’entreprise n’a pu compenser l’explosion de ses coûts opérationnels, passant de 105 millions de dollars de surcoût en un an.

Quel est le rôle de la Corporation de financement d’urgence d’entreprises du Canada dans cette aide ?

Cette entité publique fédérale, créée pour soutenir les entreprises en difficulté financière, a été mobilisée pour octroyer un financement d’urgence à Transat. Ce mécanisme s’ajoute à un premier versement de 150 millions déjà alloué dans le cadre d’un programme dédié à la compensation des coûts énergétiques.

Comment Transat explique-t-elle son incapacité à répercuter la hausse des coûts sur ses clients ?

La présidente-directrice générale Annick Guérard évoque des conditions concurrentielles du marché qui l’ont empêchée de transférer intégralement la hausse des prix du carburant aux passagers. Cette pression tarifaire externe limite la marge de manœuvre de l’entreprise, malgré une demande en croissance.

Ce que ça pourrait changer

Cette dépendance accrue aux subventions publiques interroge sur la résilience du modèle économique du transport aérien, particulièrement vulnérable aux chocs énergétiques. À moyen terme, cette situation pourrait accélérer les restructurations sectorielles, avec des risques de suppressions de vols ou de réductions de capacité, ou au contraire, pousser à une révision des stratégies de couverture des coûts par les compagnies. Pour les pouvoirs publics, l’enjeu sera de concilier soutien aux entreprises stratégiques et incitation à une transition vers des carburants plus durables, sans alourdir davantage la dette publique.

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