À la recherche de la météo d’autrefois
La récupération de près de deux millions de données météorologiques historiques, dispersées dans des archives britanniques et américaines, offre une occasion unique de reconstituer les conditions climatiques du Canada avant l’ère des réseaux d’observation modernes. Ce travail, mené par une équipe interdisciplinaire, révèle non seulement l’étendue des archives méconnues, mais aussi leur potentiel pour éclairer les débats sur l’évolution du climat à long terme.
Quels types de données ont été récupérés et sur quelle période s’étendent-elles ?
Les données récupérées couvrent près de deux millions d’observations enregistrées entre 1768 et 1884, incluant des mesures de température, pression atmosphérique, couverture nuageuse, vitesse du vent, hauteur de neige, précipitations et humidité, relevées plusieurs fois par jour sur 46 sites au Canada.
Qui sont les acteurs principaux de ce projet et quel est son financement ?
Le projet NORTHERN a été mené par une équipe interdisciplinaire dirigée par Victoria Slonosky, chercheuse à l’Université McGill et cofondatrice de l’organisme Open Data Rescue. Il a été financé par Environnement et Changement climatique Canada.
Pourquoi la reconstitution de ces données météorologiques anciennes est-elle complexe ?
La majorité des documents se trouvaient sous forme de microfilms ou de registres manuscrits parfois détériorés, nécessitant un travail minutieux de numérisation et de transcription pour extraire et rendre exploitables ces données.
Quels sites géographiques sont concernés par ces observations et jusqu’où s’étend leur couverture ?
Les observations couvrent 46 sites au Canada, allant du poste de traite Fort Peel River, dans les Territoires du Nord-Ouest, jusqu’à Halifax, en Nouvelle-Écosse, illustrant une couverture géographique large et diversifiée.
Ce que ça pourrait changer
La reconstitution de ces données historiques pourrait permettre de mieux contextualiser les variations climatiques actuelles en fournissant des repères fiables sur les conditions passées. Elle ouvre également la voie à des analyses plus robustes sur l’impact des activités humaines sur le climat, en comparant les périodes préindustrielles et modernes. Enfin, ce travail souligne l’importance de la préservation des archives scientifiques, souvent négligées, pour les recherches futures.

