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GÉNÉRALISTE

Limoilou se mobilise pour empêcher l’expulsion d’une famille

Source unique·il y a 6 j

La mobilisation citoyenne et scolaire autour d’une mère congolaise et de son fils, menacés d’expulsion vers le Congo-Brazzaville, révèle les tensions entre les impératifs administratifs et les réalités humaines des demandeurs d’asile. À Limoilou, une communauté soudée tente de contrer une procédure accélérée, symptomatique d’un durcissement des politiques migratoires canadiennes, où les délais et les critères d’évaluation des risques se resserrent.

Quels sont les motifs invoqués par les autorités pour justifier l’expulsion d’Angélique et de son fils ?

Leur demande d’asile a été refusée à deux reprises, d’abord par la Commission de l’immigration et du statut de réfugié (CISR), puis en appel. Selon l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), leur risque a déjà été évalué par la CISR, ce qui rend inutile un examen des risques avant renvoi (ERAR) avant leur expulsion, prévue pour le 26 septembre. La loi C-12, adoptée au printemps 2026, limite par ailleurs le droit à l’asile aux demandeurs ayant déposé leur requête dans l’année suivant leur arrivée, ce qui accélère les procédures de renvoi pour les autres cas.

Qui sont les principaux acteurs de cette mobilisation, et comment s’organise-t-elle ?

La communauté de l’école Saint-Fidèle à Limoilou, composée d’enseignants, de parents d’élèves et d’amis de la famille, joue un rôle central. Une campagne GoFundMe a permis de récolter plus de 5000$ pour soutenir leur cause, tandis qu’un rassemblement solidaire est prévu dans le stationnement de l’église voisine. L’avocate en immigration, dont le nom n’est pas précisé dans l’article, a déposé une contestation en Cour fédérale et une demande de sursis administratif au renvoi pour tenter de bloquer l’expulsion.

Quels éléments laissent à penser que le retour en République du Congo-Brazzaville pourrait mettre en danger la vie d’Angélique et de son fils ?

Angélique affirme que sa sœur et le mari de celle-ci ont été violemment agressés cet été, tandis que le frère cadet de son conjoint aurait été assassiné. Elle a montré des photos de leurs blessures, évoquant un contexte de violence politique ou criminelle. Ces éléments suggèrent un risque réel pour leur sécurité, bien que les autorités canadiennes aient déjà statué sur leur demande d’asile.

Pourquoi les expulsions semblent-elles s’accélérer récemment, selon les observateurs ?

Plusieurs facteurs expliquent cette vague de renvois. D’abord, la loi C-12, adoptée au printemps 2026, a restreint l’accès à l’asile pour les demandeurs tardifs. Ensuite, l’ASFC tente de rattraper un retard accumulé pendant la pandémie en rétablissant des délais plus courts pour les expulsions. Enfin, la procédure d’examen des risques avant renvoi (ERAR) est désormais appliquée de manière plus systématique, réduisant les chances de succès pour les demandeurs.

Ce que ça pourrait changer

Cette affaire illustre les conséquences humaines d’un durcissement des politiques migratoires, où des vies sont traitées comme des dossiers administratifs. Elle interroge aussi l’équilibre entre l’efficacité des procédures et le respect des droits fondamentaux, notamment pour les demandeurs d’asile dont les risques ont déjà été évalués. À plus long terme, une telle approche pourrait alimenter les tensions sociales et politiques autour de la question migratoire au Canada.

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