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Cette plume cachée dans des excréments de dinosaure donne des indices sur l'extinction massive de la fin du Crétacé

Source unique·1 oct.

La découverte d’une plume d’oiseau enfouie dans des excréments fossilisés de dinosaure il y a 66 millions d’années offre une fenêtre inédite sur les mécanismes de survie face à l’extinction massive du Crétacé. Au-delà de son aspect spectaculaire, cette relique interroge les raisons pour lesquelles certaines lignées aviaires ont pu résister à l’impact dévastateur de l’astéroïde, tandis que d’autres, comme les Hesperornithes, ont disparu. Une piste se dessine : et si la clé résidait dans la structure même de leur plumage ?

Comment cette plume a-t-elle été préservée et analysée ?

Le fossile, un coprolithe (excrément fossilisé) découvert dans la formation de Hell Creek (Montana), a été scanné en 3D avec un appareil de haute précision. Les chercheurs ont pu reconstituer en détail les structures internes — plumes, écailles, os — sans endommager le spécimen, révélant progressivement des éléments anatomiques d’un oiseau plongeur de la famille des Hesperornithes.

Quelle particularité de cette plume pourrait expliquer la survie de certaines espèces d’oiseaux ?

Deux des plumes analysées présentent une colonne carrée avec un centre spongieux et léger, une structure moderne absente chez les autres oiseaux du Crétacé. Les chercheurs suggèrent que ce type de plumage, moins isolant que celui des oiseaux actuels, aurait pu handicaper les Hesperornithes face à l’« hiver d’impact » qui a suivi la chute de l’astéroïde.

Pourquoi les Hesperornithes, bien adaptés à leur environnement aquatique, ont-ils disparu ?

Contrairement à d’autres oiseaux, les Hesperornithes possédaient un plumage mixte, mêlant des plumes modernes imperméables et des duvets primitifs moins efficaces pour l’isolation thermique. Leur survie aurait donc été compromise par le refroidissement brutal et prolongé causé par l’impact, contrairement à des espèces dont le plumage offrait une meilleure protection.

Ce que ça pourrait changer

Cette découverte renforce l’hypothèse selon laquelle des traits anatomiques précis, comme la structure des plumes, ont joué un rôle déterminant dans la sélection des espèces survivantes après l’extinction. Elle invite à reconsidérer les critères de résilience face aux catastrophes climatiques, tout en soulignant les limites des preuves fossiles, souvent fragmentaires. À plus long terme, elle pourrait orienter les recherches sur l’évolution des oiseaux modernes et leur capacité à s’adapter à des chocs environnementaux brutaux.

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