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GÉNÉRALISTE

Maisons Canada : 2000 chantiers, alors qu’il en faut 430 000 par an

Source unique·il y a 22 j

Avec seulement 2 000 logements en chantier après un an d’existence, la société d’État Maisons Canada peine à inverser la crise du logement au pays, alors que les besoins annuels s’élèvent à 430 000 unités pour rétablir l’abordabilité. Malgré des partenariats et des engagements chiffrés, l’agence se heurte à des obstacles structurels et politiques, révélant les limites d’une approche tardive et fragmentée face à des décennies de sous-investissement fédéral.

Quels sont les principaux freins à l’augmentation de la production de logements par Maisons Canada ?

Les délais administratifs liés à l’obtention des permis de construction, jugés trop longs en raison des études d’impact communautaires et architecturales, constituent un obstacle majeur. S’y ajoutent le manque de fonds et de terrains prêts au développement, ainsi que des coûts supplémentaires engendrés par ces procédures, qui alourdissent le budget déjà colossal des projets.

Pourquoi la SCHL estime-t-elle que la production actuelle est insuffisante pour résoudre la crise du logement ?

La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) estime qu’il faudrait construire entre 430 000 et 480 000 logements par an jusqu’en 2035 pour retrouver le niveau d’abordabilité de 2019. Avec seulement 2 000 chantiers lancés en un an par Maisons Canada, l’écart entre l’offre et la demande reste abyssal, malgré les 19 000 logements promis dans le cadre de partenariats.

Quel rôle jouent les gouvernements provinciaux et municipaux dans les projets de Maisons Canada ?

Les gouvernements provinciaux et municipaux sont appelés à réduire les coûts et à accélérer les processus en s’associant à Maisons Canada. Par exemple, un partenariat avec l’Alberta prévoit la construction de 1 460 logements abordables, dont certains réservés aux ménages à faibles revenus, illustrant une tentative de décentralisation des efforts pour contourner les lenteurs fédérales.

Quels groupes sociaux sont les plus touchés par la pénurie de logements abordables, selon l’article ?

Les immigrants, souvent contraints à la colocation faute d’alternatives, et les jeunes adultes, bloqués chez leurs parents par des prix inaccessibles, figurent parmi les populations les plus vulnérables face à cette crise. Leur situation reflète l’urgence d’une réponse structurelle, au-delà des mesures ponctuelles.

Ce que ça pourrait changer

Si la tendance actuelle se poursuit, la crise du logement pourrait s’aggraver d’ici 2030, avec des conséquences sociales et économiques majeures : pression accrue sur les services publics, exode des jeunes actifs vers des régions moins chères, et creusement des inégalités. À l’inverse, une accélération des projets comme ceux de Maisons Canada pourrait relancer l’économie locale, dynamiser les secteurs du BTP et des matériaux, et atténuer les tensions politiques autour de l’habitat.

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