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GÉNÉRALISTE

Un organisme québécois prend du gallon à la COP17 en Arménie

Source unique·il y a 7 j

Alors que la COP17 en Arménie s’apprête à aborder les limites planétaires, un organisme québécois, la SNAP Québec, s’impose comme un acteur clé en obtenant l’organisation d’un forum dédié à la remise en cause des modèles économiques non durables. Cette initiative soulève une question cruciale : comment concilier croissance économique et respect des écosystèmes, alors que l’humanité exploite déjà 73 % de ressources naturelles au-delà de leur capacité de régénération ?

Quelle est la portée concrète de l’initiative de la SNAP Québec lors de la COP17 ?

La SNAP Québec a réussi à convaincre la présidence arménienne d’intégrer un forum de plusieurs jours dans la programmation officielle de la COP17, réunissant écologistes, industriels et dignitaires pour discuter des causes systémiques du déclin de la biodiversité. L’objectif est de dépasser les approches ponctuelles de conservation pour interroger les fondements mêmes des modèles économiques dominants.

Quels indicateurs justifient cette urgence à repenser les modèles économiques selon la SNAP Québec ?

Selon l’ONG Global Footprint Network, l’humanité a dépassé les limites planétaires dès le 30 juillet 2026, exploitant 1,73 planète pour soutenir sa consommation actuelle. Alain Branchaud, directeur général de la SNAP Québec, anticipe que ces déséquilibres pourraient atteindre un point de rupture d’ici la prochaine décennie, rendant indispensable une refonte des pratiques économiques.

Quels modèles alternatifs sont évoqués pour remplacer la croissance continue ?

La SNAP Québec s’inspire de l’économie du beigne (doughnut economics), un modèle développé par Kate Raworth qui fixe un plafond environnemental à ne pas dépasser tout en garantissant un plancher social minimal. Des villes comme Amsterdam et Grenoble ont déjà adopté des principes similaires, visant à concilier bien-être humain et respect des écosystèmes sans renoncer à toute exploitation des ressources.

Ce que ça pourrait changer

Si cette initiative prend de l’ampleur, elle pourrait accélérer l’adoption de cadres économiques intégrant des limites environnementales et sociales, réduisant ainsi les inégalités tout en atténuant les pressions sur la biodiversité. Cependant, sa réussite dépendra de la capacité des États et des acteurs économiques à dépasser les intérêts à court terme, alors que les crises écologiques et sociales s’aggravent.

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