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CULTURE

Après les incendies : qui s'occupe de nos forêts ?

Source unique·il y a 22 h

Avec plus de 119 000 hectares de forêts ravagés par les incendies depuis le début de l’année 2026, la gestion post-catastrophe s’impose comme un enjeu critique, tant écologique que politique. Entre un modèle historique centralisé et une réalité fragmentée par des millions de propriétaires privés, la France doit désormais concilier préservation des écosystèmes et adaptation au réchauffement climatique. Mais qui décide, qui agit, et selon quelles logiques ?

Quelle est l’ampleur des dégâts forestiers en France en 2026 et quels facteurs aggravent les risques d’incendie ?

Depuis janvier 2026, près de 119 000 hectares de forêts ont été détruits par les incendies, un bilan aggravé par des canicules historiques depuis juin et des conditions de sécheresse extrême. Ces phénomènes, dont la fréquence augmente, transforment les forêts en milieux particulièrement vulnérables, où la moindre étincelle peut déclencher des méga-feux difficiles à maîtriser.

Qui gère les forêts françaises aujourd’hui, et comment ce système historique influence-t-il leur gestion actuelle ?

Seules 25 % des forêts françaises sont publiques et gérées par l’Office National des Forêts (ONF), un opérateur unique héritier d’une longue tradition centralisée. Les 75 % restants appartiennent à près de 3,5 millions de propriétaires privés, un morcellement qui complique toute politique cohérente de prévention ou de réhabilitation post-incendie.

Quels acteurs sont mobilisés pour faire face aux incendies et à leurs conséquences, et quels sont leurs rôles respectifs ?

L’ONF joue un rôle central dans la gestion des forêts publiques, tandis que les propriétaires privés, souvent désorganisés, restent des acteurs clés malgré leur dispersion. Les experts et scientifiques, comme ceux invités dans l’émission, apportent un éclairage sur les défis climatiques, mais leur influence concrète sur les décisions politiques reste à préciser.

Pourquoi la gestion forestière française, héritée d’un modèle ancien, peine-t-elle à s’adapter aux nouvelles réalités climatiques ?

Le système actuel, marqué par une concentration historique sur la production de bois et une gestion centralisée, peine à intégrer les impératifs écologiques et climatiques. La fragmentation des responsabilités entre l’État, les collectivités et les propriétaires privés crée des inerties, tandis que les solutions techniques (comme la diversification des essences) peinent à s’imposer face à des logiques économiques ou politiques court-termistes.

Ce que ça pourrait changer

La crise des incendies de 2026 pourrait accélérer une refonte des politiques forestières, avec un risque de tensions entre préservation des écosystèmes et impératifs économiques. L’État, sous pression, pourrait être contraint de renforcer son rôle régulateur, mais la question de la coordination entre acteurs publics et privés reste entière. Sans une vision stratégique claire, les forêts françaises pourraient devenir des laboratoires de conflits d’usage plutôt que des remparts contre le réchauffement.

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