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GÉNÉRALISTE

Des plaques d’athérosclérose souvent présentes dès 30 ou 40 ans

Source unique·10 sept.

L’athérosclérose, longtemps perçue comme une pathologie tardive, frappe en réalité dès la trentaine, voire avant, selon une étude majeure. Ces résultats remettent en cause les approches traditionnelles de prévention cardiovasculaire, en révélant l’existence d’une maladie silencieuse dont les premiers signes anatomiques échappent encore aux outils de détection actuels. La question n’est plus tant de savoir si l’athérosclérose se déclare tôt, mais comment adapter les stratégies médicales à cette réalité précoce.

Quelle est la principale découverte de cette étude concernant l’athérosclérose ?

L’étude révèle que des plaques d’athérome, caractéristiques de l’athérosclérose, sont déjà présentes chez près de 9 % des hommes et 7 % des femmes âgés de 18 à 29 ans. Leur prévalence explose ensuite avec l’âge, touchant près de 50 % des hommes et 30 % des femmes dès 40 ans, bien avant l’apparition de symptômes cliniques.

Pourquoi parle-t-on d’athérosclérose « silencieuse » dans ce contexte ?

L’athérosclérose silencieuse désigne la présence de plaques d’athérome sans manifestation clinique, c’est-à-dire sans symptômes apparents comme une douleur thoracique ou un AVC. Cette forme asymptomatique représente 57 % des cas dans l’étude, et son dépistage précoce pourrait permettre une intervention avant que les complications ne surviennent.

Quels sont les facteurs qui influencent l’apparition et l’évolution des plaques d’athérome selon les chercheurs ?

L’étude souligne que le volume des plaques augmente de manière exponentielle avec l’âge, plus fortement chez les hommes que chez les femmes. Les différences entre sexes sont plus marquées chez les jeunes adultes, ce qui pourrait refléter des mécanismes biologiques distincts ou des expositions cumulatives aux risques cardiovasculaires.

Ce que ça pourrait changer

Cette étude ouvre la voie à une refonte des stratégies de prévention cardiovasculaire, en plaidant pour un dépistage précoce basé sur la détection directe des plaques plutôt que sur des scores de risque traditionnels. Elle pourrait aussi entraîner une personnalisation accrue des traitements, en ciblant des populations jeunes à risque avant que la maladie ne devienne irréversible. Enfin, elle interroge sur l’efficacité des politiques de santé publique actuelles, souvent centrées sur les populations âgées.

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