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GÉNÉRALISTE

Les Alouettes sur les bancs d’école chaque semaine pour apprendre le français

Source unique·28 sept.

L’initiative des Alouettes de Montréal d’intégrer des ateliers de français hebdomadaires pour leurs joueurs dépasse le simple cadre linguistique pour s’imposer comme une stratégie identitaire et culturelle. En ciblant à la fois la communication, la prononciation et l’immersion dans les expressions locales, l’organisation mise sur une intégration symbolique du Québec, où le français devient un marqueur de cohésion collective et de représentation provinciale.

Quel rôle joue l’entraîneur-chef Jason Maas dans cette initiative linguistique ?

Jason Maas a impulsé cette démarche en s’appuyant sur des symboles forts comme le cri de ralliement 4-2-5, inspiré du 425e escadron francophone de l’Aviation royale canadienne, pour ancrer l’identité québécoise de l’équipe. Il incarne aussi l’engagement personnel en apprenant lui-même le français, bien qu’il en souligne avec autodérision les limites actuelles.

Comment les joueurs réagissent-ils à ces ateliers de français ?

Les réactions sont globalement positives et investies, avec une participation active des 60 joueurs. L’apprentissage se fait dans un esprit de compétition ludique et de coopération, où les francophones motivent leurs coéquipiers anglophones, tandis que ces derniers progressent notamment en prononciation et en expressions courantes.

Quels objectifs concrets les Alouettes poursuivent-ils avec ces séances ?

L’objectif n’est pas de rendre les joueurs bilingues, mais de les encourager à communiquer en français avec les supporters, les médias ou leurs coéquipiers, afin de renforcer leur ancrage dans la culture québécoise. La coordonnatrice Mélodie Aumais insiste sur l’importance de ces efforts pour refléter l’identité de l’équipe et de la province.

En quoi les réseaux sociaux des Alouettes participent-ils à cette dynamique ?

Les réseaux sociaux de l’équipe diffusent des capsules humoristiques où des joueurs anglophones s’exercent à parler français, mêlant divertissement et message sérieux. Ces contenus visent à normaliser l’usage du français dans l’espace public et à montrer l’engagement concret de l’organisation.

Ce que ça pourrait changer

Cette stratégie pourrait renforcer le lien entre l’équipe et le public québécois, en faisant du français un vecteur d’identité collective plutôt qu’un simple outil de communication. À plus long terme, elle pourrait aussi inspirer d’autres organisations sportives ou culturelles à adopter des approches similaires, bien que son impact réel dépende de la pérennité des efforts et de l’adhésion des joueurs sur la durée.

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