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Ces chercheurs viennent de découvrir une autre bonne raison d’arrêter les sucreries

Source unique·6 oct.

Une étude américaine récente révèle que la consommation de sucres pourrait aggraver les effets délétères des antibiotiques sur le microbiome intestinal, un enjeu particulièrement critique pour les patients sous traitement intensif. En analysant les habitudes alimentaires de 173 patients hospitalisés pour un cancer du sang et sous antibiothérapie fréquente, les chercheurs ont mis en lumière un mécanisme jusqu’alors sous-estimé : le sucre amplifierait la perturbation des bactéries intestinales bénéfiques, ouvrant de nouvelles pistes pour optimiser l’efficacité des traitements médicaux.

Quelle est la principale découverte des chercheurs concernant l’interaction entre sucre et antibiotiques ?

Les chercheurs ont observé qu’une consommation élevée de sucre, dans les 48 heures précédant la prise d’antibiotiques, réduit de 21 % la diversité des bactéries intestinales bénéfiques pour chaque tranche de 100 grammes ingérés. Cette perturbation est aggravée par la prolifération de bactéries potentiellement pathogènes comme Enterococcus faecium, qui peut provoquer des infections.

Quelle population a été étudiée et pourquoi est-elle particulièrement concernée ?

L’étude a porté sur 173 patients hospitalisés pour un cancer du sang et prenant fréquemment des antibiotiques, notamment dans le cadre de traitements intensifs comme une greffe de moelle osseuse. Ces patients sont particulièrement vulnérables car leur microbiome intestinal joue un rôle clé dans leur rétablissement et leur réponse immunitaire.

Quels sont les mécanismes biologiques identifiés par les chercheurs pour expliquer cette interaction ?

Les antibiotiques détruisent non seulement les bactéries pathogènes, mais aussi les bactéries bénéfiques du microbiome. Les sucres alimentaires, en nourrissant les bactéries résistantes aux antibiotiques, favorisent leur prolifération et amplifient ainsi la perturbation du microbiote. Comme l’explique William Jogia, ces bactéries survivantes utilisent les sucres pour se multiplier, aggravant les déséquilibres.

Quelles pourraient être les conséquences pratiques de ces résultats pour les patients et les médecins ?

Les auteurs de l’étude suggèrent qu’un ajustement à court terme du régime alimentaire des patients sous antibiotiques pourrait améliorer les résultats de leur traitement. Une telle mesure préventive pourrait notamment réduire les risques d’infections secondaires liées à la prolifération de bactéries comme Enterococcus faecium.

Ce que ça pourrait changer

Cette étude pourrait inciter les médecins à intégrer des recommandations nutritionnelles strictes pour les patients sous antibiothérapie intensive, notamment dans les services d’oncologie. À plus long terme, elle ouvre la voie à des protocoles cliniques combinant traitements médicamenteux et régimes alimentaires ciblés, afin de préserver l’équilibre du microbiome et d’optimiser l’efficacité thérapeutique. Une telle approche soulève aussi des questions sur l’éducation nutritionnelle des patients et la nécessité de repenser les pratiques médicales en matière de soins associés.

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