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GÉNÉRALISTE

Pour donner vie à leur troisième lien, les conservateurs misent sur la mort du tramway

Source unique·il y a 14 j

La stratégie électorale du Parti conservateur du Québec (PCQ) pour financer un troisième lien entre l’île d’Orléans et Beaumont repose sur une proposition radicale : sacrifier le tramway de Québec pour dégager des milliards. Entre revirements et contradictions internes, cette approche interroge la cohérence programmatique du parti et son rapport aux grands projets d’infrastructure, alors que le chantier du tramway entre dans une phase décisive.

Quelles méthodes de financement le PCQ a-t-il proposées en deux jours pour le troisième lien ?

Le PCQ a d’abord évoqué des gains de productivité dans la construction ou un partenariat public-privé pour financer le projet, avant que son chef Éric Duhaime ne propose, le lendemain, d’abandonner le tramway de Québec pour récupérer les fonds nécessaires. Cette dernière option a été répétée publiquement, malgré les contradictions apparentes avec les déclarations initiales du parti.

Pourquoi le PCQ semble-t-il hésiter sur la stratégie à adopter face au tramway ?

Le parti affiche des positions divergentes entre ses membres : Adrien Pouliot, porte-parole en économie, misait sur des solutions techniques (productivité, PPP), tandis qu’Éric Duhaime prône l’abandon pur et simple du tramway. Patrick Paquet, candidat dans Vanier-Les Rivières, a même tempéré les propos en évoquant une simple surveillance des coûts, avant que le parti ne revienne à une position plus radicale. Ces revirements reflètent une ligne floue sur la gestion des grands projets.

Quel est le calendrier réel des travaux du tramway et quels sont les leviers d’action d’un gouvernement conservateur ?

La phase majeure du tramway, incluant l’excavation d’un tunnel entre haute-ville et basse-ville, doit commencer en 2027 et s’achever en 2032. Une dernière entente de réalisation doit être paraphée au plus tard en juillet 2027. Cependant, les conservateurs, en opposition, auront un pouvoir limité pour interrompre le chantier, sauf si cette entente n’est pas signée à temps.

Ce que ça pourrait changer

Cette stratégie révèle une instrumentalisation des grands projets d’infrastructure à des fins électorales, risquant de fragiliser la crédibilité des engagements du PCQ. Si le tramway est effectivement abandonné, cela pourrait entraîner des surcoûts pour les contribuables ou des retards dans la mobilité urbaine de Québec, tandis que la viabilité financière du troisième lien reste incertaine. Par ailleurs, cette approche soulève des questions sur la cohérence des politiques publiques face aux besoins réels de la région.

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