En Allemagne, un nouveau succès de l’AfD aux élections régionales pourrait faire tomber Merz
Les élections régionales en Allemagne ce 20 septembre 2026 dans les Länder de Berlin et de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale pourraient sceller le destin politique du chancelier Friedrich Merz, déjà fragilisé par une popularité en chute libre. L’ascension continue de l’Alternative für Deutschland (AfD), parti d’extrême droite, menace non seulement la stabilité des coalitions locales mais aussi l’équilibre du pouvoir fédéral, dans un contexte où la CDU/CSU cherche à éviter un effondrement électoral et une crise institutionnelle.
Quels sont les scores attendus pour l’AfD dans ces élections régionales et comment se comparent-ils à ses précédents résultats ?
L’AfD est donnée en tête des intentions de vote en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale avec 36,5 %, un score qui marque une progression significative par rapport aux élections précédentes, bien que l’article ne précise pas explicitement l’écart en points. À Berlin, le parti recueillerait 17,9 % des voix, confirmant sa montée en puissance dans les scrutins urbains et régionaux.
Pourquoi ces élections régionales sont-elles si critiques pour Friedrich Merz et la CDU/CSU ?
Friedrich Merz, dont le taux d’approbation atteint seulement 19 % selon un récent sondage, voit son leadership contesté au sein même de son parti après seulement 16 mois au pouvoir. La CDU, déjà en difficulté, pourrait frôler le seuil des 5 % en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, ce qui aggraverait la pression sur Merz et pourrait entraîner une crise interne ou même son départ forcé.
Quels scénarios politiques pourraient émerger si l’AfD confirme sa progression, notamment en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale ?
Bien que l’AfD soit en tête des intentions de vote, elle ne disposerait pas d’une majorité absolue (36 sièges requis), ce qui laisse planer l’incertitude sur la formation d’une coalition. Si la CDU/CSU s’effondre électoralement, Merz pourrait être contraint à la démission, ouvrant la voie à une succession interne (comme Hendrik Wüst ou Markus Söder) ou, dans le pire des cas, à des élections anticipées si aucun candidat ne parvient à rassembler une majorité au Bundestag.
Quel rôle jouent les autres forces politiques, comme le SPD ou Die Linke, dans ce scrutin et ses conséquences potentielles ?
À Berlin, Die Linke (20,7 %) et la CDU (20 %) sont en lice pour former une coalition excluant la CDU, un scénario qui pourrait renforcer la gauche dans un Land traditionnellement fragmenté. Le SPD, bien que deuxième en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale (33,3 %), reste en position de force pour négocier, mais son alliance avec d’autres partis dépendra des résultats finaux et des rapports de force.
Ce que ça pourrait changer
Une défaite ou un effondrement électoral de la CDU/CSU en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale pourrait précipiter une crise de leadership au sommet de l’État allemand, avec des répercussions sur la gouvernance européenne. La montée de l’AfD, si elle se confirme, risque aussi de polariser davantage le débat politique allemand, compliquant toute coalition stable et affaiblissant la position de l’Allemagne dans un contexte international déjà tendu, notamment face aux élections majeures prévues en 2027 en Europe.

