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GÉNÉRALISTE

L’absentéisme monte en flèche chez le personnel de soutien dans les écoles

Source unique·30 sept.

L’absentéisme massif du personnel de soutien scolaire au Québec révèle une crise structurelle dans le système éducatif, où la surcharge de travail et la violence croissante envers ces employés transforment les conditions de travail en un facteur de risque pour la santé mentale et physique. Derrière ces chiffres alarmants se cache une dégradation des services aux élèves, symptomatique d’un milieu scolaire en tension, où les mécanismes de soutien et de reconnaissance s’avèrent défaillants.

Quels sont les chiffres clés illustrant la hausse de l’absentéisme chez le personnel de soutien scolaire au Québec ?

Entre 2020 et 2025, le nombre de jours d’arrêt de travail reconnus par la CNESST a doublé pour ce personnel, tandis que les congés de maladie ont presque doublé et les congés en invalidité ont augmenté de près de 40 %. Cette hausse dépasse largement la croissance des effectifs, qui n’a été que de 11 % sur la même période.

Quels facteurs expliquent cette explosion de l’absentéisme selon les syndicats et les acteurs du milieu ?

Les syndicats comme la FPSS-CSQ ou la FEESP-CSN pointent une surcharge de travail chronique, une violence verbale et physique accrue dans les écoles, ainsi qu’un manque de reconnaissance et de soutien institutionnel. Le gel des embauches imposé depuis 2024 aggrave également la situation en privant les établissements de personnel de remplacement.

Quels sont les postes les plus touchés par cette hausse de l’absentéisme, et pourquoi ces données restent-elles floues ?

Les métiers les plus exposés incluent les éducatrices en service de garde, les techniciennes en éducation spécialisée (TES) ou les aides à la classe, mais aussi les secrétaires et le personnel d’entretien. Les données du ministère de l’Éducation ne ventilent pas les chiffres par catégorie d’emploi, rendant impossible une analyse fine des disparités entre ces professions.

Comment la violence envers le personnel de soutien a-t-elle évolué ces dernières années, et quel est son impact ?

Les incidents violents, comme des agressions physiques ou des jets d’objets, se multiplient, avec des conséquences directes sur la santé des employés. Par exemple, une éducatrice a subi une entorse cervico-dorsale et une commotion après avoir reçu un bloc de glace, un cas désormais indemnisé par la CNESST. Ces violences contribuent à une détresse psychologique précoce, certains employés tombant en arrêt avant Noël, voire dès septembre.

Ce que ça pourrait changer

Cette crise pourrait accélérer la détérioration des services éducatifs, notamment pour les élèves à besoins particuliers ou en situation de crise comportementale, faute de personnel stable. À plus long terme, l’épuisement professionnel et le turnover accru risquent de fragiliser davantage un système déjà sous pression, avec des répercussions sur la qualité de l’enseignement et la santé des travailleurs.

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