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NUMÉRIQUE

Interfaces : le framework WinUI de Microsoft devient pleinement open source

Source unique·il y a 17 j

Microsoft franchit une étape symbolique en rendant le développement de son framework d'interfaces WinUI pleinement public sur GitHub, après des années de promesses inabouties en matière d'ouverture. Cette transition, présentée comme une rupture avec les pratiques passées, interroge : s'agit-il d'une réelle volonté de transparence ou d'une stratégie de communication pour redorer l'image d'un écosystème longtemps critiqué pour son manque de cohérence et ses performances décevantes ?

Quelle est la différence entre le changement de licence de WinUI et son passage à un développement pleinement public ?

Le framework WinUI était déjà sous licence MIT depuis décembre 2018, mais son développement restait interne : le dépôt GitHub n'était qu'un miroir des modifications réalisées en privé. Désormais, Microsoft valide et teste ses modifications directement dans le dépôt public, avec une traçabilité accrue, même si les contributions externes ne sont pas encore ouvertes.

Pourquoi le compilateur XAML reste-t-il fermé malgré l'ouverture de WinUI ?

Microsoft justifie cette exception par la nécessité de moderniser d'abord le code du compilateur XAML avant de l'ouvrir à la communauté. Aucune date n'a été annoncée pour cette ouverture, ce qui laisse planer un doute sur la sincérité de l'engagement d'ouverture totale.

Quels sont les principaux reproches adressés à WinUI par la communauté des développeurs ?

Les critiques portent sur des performances jugées insuffisantes pour un framework « natif », une fragmentation de l'écosystème entre UWP, WinUI 2 et 3, ainsi que des bugs persistants comme les plantages lors de l'utilisation conjointe de WinUI 3 et du trimming, en raison de conflits avec le fonctionnement de XAML.

Comment Microsoft compte-t-elle positionner WinUI face à ses concurrents comme React Native ?

Microsoft mise sur WinUI comme plateforme native exclusive de Windows 11, abandonnant même l'appellation « WinUI 3 » pour éviter toute ambiguïté sur une future rupture technologique. L'éditeur souhaite ainsi remplacer des solutions tierces comme React Native, notamment pour des composants système comme le menu Démarrer, dans le cadre de son initiative « K2 » pour moderniser Windows 11.

Ce que ça pourrait changer

Cette ouverture pourrait renforcer la crédibilité de Microsoft auprès des développeurs, à condition que l'éditeur tienne ses promesses et corrige les dysfonctionnements persistants. Elle pourrait aussi accélérer l'innovation autour de WinUI, mais le risque de répétition des échecs passés (comme UWP) plane, surtout si les contributions externes restent limitées ou si les performances ne s'améliorent pas rapidement.

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