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GÉNÉRALISTE

« Mes filles n’arrivent pas à respirer » : des HLM en piètre état à Cowansville

Source unique·il y a 22 j

L’état de délabrement avancé des habitations à loyer modique de la Terrasse Bellerive à Cowansville, marqué par des moisissures persistantes et une vétusté notoire (cote E), révèle un dysfonctionnement structurel entre les promesses des autorités et la réalité vécue par les locataires. Entre témoignages accablants de familles confrontées à des problèmes respiratoires et dénis de l’Office d’habitation (OH) Brome-Missisquoi, cette crise interroge la gestion des logements sociaux et la responsabilité des institutions publiques face à des populations vulnérables.

Quels sont les principaux problèmes dénoncés par les locataires des HLM de la Terrasse Bellerive ?

Les locataires dénoncent des moisissures persistantes depuis des années, des infiltrations d’eau non réparées, une qualité de l’air dégradée entraînant des problèmes respiratoires chez les enfants, ainsi qu’un traitement perçu comme indigne, voire animal, de la part de l’OH Brome-Missisquoi. Ils critiquent également le laxisme dans le suivi des plaintes et l’absence de travaux urgents malgré l’état de vétusté avancé des bâtiments, noté E par la Société d’habitation du Québec (SHQ).

Comment l’Office d’habitation (OH) Brome-Missisquoi justifie-t-il son inaction relative aux moisissures ?

L’OH Brome-Missisquoi, représenté par sa directrice générale Sophie Chagnon, affirme ne disposer d’aucune donnée probante établissant un lien entre l’état des immeubles et les problèmes de santé des locataires. Elle reconnaît cependant la vétusté des bâtiments et annonce des travaux majeurs de démolition et reconstruction entre 2027 et 2030, incluant des réparations de toiture et de plomberie, tout en évoquant la possibilité de relocaliser certains locataires en cas de risque avéré.

Quels acteurs dénoncent le manque de diligence de l’OH Brome-Missisquoi ?

Plusieurs acteurs s’élèvent contre le traitement des locataires : des locataires comme Breana Lynn Morin, qui a mené une enquête interne, Marta Gomes, travailleuse de proximité pour un organisme communautaire, ainsi qu’un employé anonyme de l’OH ayant révélé des reports répétés de travaux. Un organisme communautaire a également alerté Radio-Canada sur l’inadmissibilité des suivis accordés aux demandes des résidents.

Quelles mesures l’OH Brome-Missisquoi compte-t-elle mettre en place pour rétablir la confiance ?

Sophie Chagnon admet un lien de confiance brisé et annonce la création d’un comité consultatif composé de locataires, ainsi que la volonté de recréer des associations de locataires pour améliorer la transparence et la communication. Elle évoque aussi des enjeux de recrutement de personnel, avec une pénurie actuelle affectant l’entretien des logements.

Ce que ça pourrait changer

Cette crise pourrait accélérer les pressions sur les pouvoirs publics pour réformer la gestion des HLM, notamment en matière de transparence et de réactivité face aux signalements de défauts structurels. Elle met en lumière les risques sanitaires et sociaux liés à la vétusté des logements sociaux, surtout pour les populations les plus vulnérables, et pourrait servir de catalyseur pour des audits indépendants ou des mécanismes de contrôle renforcés. À plus long terme, l’échec de cette gestion risque d’aggraver la précarité des locataires et de creuser les inégalités d’accès à un logement décent.

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