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GÉNÉRALISTE

La présidente internationale des Métallos exhorte Ottawa et Washington à s’entendre

Source unique·il y a 5 j

La guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis fragilise un secteur manufacturier nord-américain déjà sous pression, où les emplois et les usines centenaires sont menacés. Face à cette crise, les syndicats des métallurgistes, dont les activités dépendent à plus de 80 % des échanges transfrontaliers, appellent à une résolution rapide des tensions pour éviter un effondrement durable de l’industrie sidérurgique. L’enjeu dépasse les frontières : c’est l’équilibre économique et social d’une région industrielle intégrée qui est en jeu.

Quels secteurs industriels sont les plus touchés par les tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis selon l’article ?

L’article met en avant l’industrie sidérurgique, l’aluminium, la pâte à papier, le verre, les conteneurs et les boîtes comme secteurs particulièrement vulnérables. Ces industries, interconnectées de part et d’autre de la frontière, subissent des perturbations qui se répercutent sur les emplois des deux côtés, comme le souligne Roxanne Brown, présidente des Métallos, en citant des exemples concrets comme les sous-marins construits en Virginie équipés de composants en provenance de Nouvelle-Écosse.

Quelles mesures les gouvernements canadien et américain ont-ils déjà prises pour soutenir les métallurgistes, et pourquoi sont-elles jugées insuffisantes ?

Le gouvernement canadien a alloué 100 millions de dollars pour favoriser le commerce interprovincial de l’acier et 70 millions dans le cadre d’un programme de réponse tarifaire pour la main-d’œuvre. Cependant, ces aides sont critiquées pour leur arrivée tardive, alors que des usines ferment et que des travailleurs approchent de la retraite sans perspective claire. Alain Duhamel, président local des Métallos, réclame des fonds supplémentaires et des mesures plus rapides pour les ouvriers licenciés.

Pourquoi la Chine est-elle évoquée comme un acteur clé dans la crise de l’industrie nord-américaine ?

La Chine est pointée du doigt pour sa production d’acier excédentaire, vendue à bas prix sur les marchés internationaux, ce qui déstabilise la compétitivité des sidérurgistes nord-américains. Roxanne Brown insiste sur le fait que cette concurrence déloyale aggrave les difficultés des secteurs manufacturiers des deux pays, appelant à une réponse coordonnée pour protéger les emplois locaux plutôt qu’à une guerre commerciale entre partenaires économiques.

Quel lien existe-t-il entre les droits de douane imposés par les États-Unis et la fermeture d’usines au Canada ?

Les droits de douane américains de 50 % sur l’acier, instaurés cet été, ont directement fragilisé les exportations canadiennes, notamment vers les États-Unis où 30 % à 90 % de la production de certains sites est écoulée. Cette baisse des ventes a accéléré les fermetures d’usines, certaines temporaires devenant définitives, comme le souligne Jason Braconnier, président local des Métallos, en évoquant des sites centenaires menacés de démantèlement.

Ce que ça pourrait changer

Si la guerre commerciale persiste, le secteur manufacturier nord-américain pourrait subir des pertes d’emplois irréversibles, avec des répercussions en cascade sur les chaînes d’approvisionnement locales et régionales. À l’inverse, une résolution rapide des tensions pourrait relancer les investissements et préserver des emplois stratégiques, tout en renforçant la résilience face à la concurrence internationale. La pression sur les gouvernements pour agir de manière coordonnée s’intensifie, sous peine de voir s’effondrer un pilier historique de l’économie transfrontalière.

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