NapseflowNapseflow
GÉOPOLITIQUE

Comment “Undertone” se sert du “sound design” pour terrifier les spectateurs

Source unique·il y a 15 j

Le film d'horreur canadien Undertone, sorti en France le 12 août 2026, exploite une stratégie sonore inédite pour plonger le spectateur dans une terreur psychologique. En s'appuyant sur des fichiers audio hantés comme ressort narratif, le réalisateur Ian Tuason interroge les limites entre réalité et fiction, tout en renouvelant les codes du genre par une immersion sensorielle radicale. Cette approche soulève une question plus large : comment le sound design peut-il devenir un outil de manipulation émotionnelle aussi puissant que les images ?

Quel est le mécanisme central de la terreur dans Undertone ?

Le film repose sur l'idée que des fichiers audio, initialement perçus comme anodins, deviennent des vecteurs de malédiction pour l'héroïne. Ces enregistrements, reçus par Evy alors qu'elle s'occupe de sa mère en fin de vie, brouillent les frontières entre le réel et l'irrationnel, transformant une menace immatérielle en une présence oppressante. Le sound design joue ici un rôle clé en créant une tension permanente, où le spectateur est invité à interpréter chaque bruit comme une menace potentielle.

Qui sont les acteurs clés de ce projet et quel est leur lien avec la création ?

Ian Tuason, réalisateur philippino-canadien, signe son premier long-métrage en s'inspirant de son expérience personnelle, notamment de son confinement dans la maison de ses parents pendant la pandémie. Nina Kiri incarne Evy, la podcasteuse en détresse, tandis qu'Adam DiMarco prête sa voix à Justin, son ami à Londres, sans jamais apparaître à l'écran. Le trio forme le cœur narratif et émotionnel du film, où l'absence physique de certains personnages renforce l'angoisse.

Pourquoi le choix d'un podcast comme cadre narratif est-il significatif ?

Le podcast, médium par définition immatériel et intime, devient un outil de manipulation dans Undertone. Il symbolise à la fois une échappatoire pour l'héroïne et un piège, puisque les fichiers audio maudits s'immiscent dans son quotidien. Cette dualité reflète une critique subtile des nouvelles formes de consommation culturelle, où l'accessibilité des contenus numériques peut se muer en une source de danger. Le film interroge ainsi la porosité entre divertissement et terreur dans l'ère du tout-audio.

Quels sont les précédents cinématographiques ou culturels qui inspirent cette approche ?

Le réalisateur évoque une lecture de référence à Hollywood, suggérant une filiation avec des œuvres où le son joue un rôle central dans la construction de l'horreur, comme The Blair Witch Project ou Hereditary. Cependant, Undertone se distingue en faisant du sound design non pas un simple accompagnement, mais le vecteur même de la malédiction. Cette innovation rappelle aussi les expériences de fiction radiophonique, où l'absence d'images force l'imagination à combler les silences — une technique que le film transpose à l'écran.

Ce que ça pourrait changer

Cette stratégie de terreur par le son pourrait inspirer une nouvelle vague de films d'horreur exploitant les failles psychologiques liées aux médias numériques. Elle pose aussi la question de l'évolution des peurs collectives à l'ère de l'hyperconnexion, où les fichiers audio ou vidéo, autrefois perçus comme inoffensifs, pourraient devenir des armes narratives redoutables. Enfin, elle interroge le rôle des réalisateurs dans la gestion de l'immersion sensorielle, entre innovation artistique et responsabilité éthique envers le public.

Voir aussi

Plus de contenus dans cette catégorie →

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.