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CULTURE

50 ans après la mort de Mao, quels héritages dans la Chine de Xi Jinping ?

Source unique·il y a 11 j

Cinquante ans après la mort de Mao Zedong, la Chine contemporaine porte encore l’empreinte de son héritage politique, notamment à travers des mécanismes de contrôle social et de surveillance qui ont évolué sans disparaître. L’analyse des continuités entre le maoïsme et le régime actuel de Xi Jinping révèle une stratégie de pouvoir où la répression et la technologie s’entrelacent, posant la question de la pérennité des structures autoritaires dans un pays en pleine mutation économique et géopolitique.

En quoi les systèmes de surveillance maoïstes ont-ils influencé les pratiques répressives contemporaines en Chine ?

Jean-Philippe Béja souligne que les méthodes de surveillance et de répression initiées sous Mao, comme les laogai (camps de travail) et les réseaux de délation, ont été modernisées et intégrées aux outils technologiques actuels. Cette continuité s’observe dans l’utilisation massive des données numériques et des algorithmes pour contrôler la population, tout en maintenant une logique de terreur bureaucratique héritée de l’ère maoïste.

Quel rôle joue la figure de Mao dans la légitimité du pouvoir actuel de Xi Jinping ?

Mao reste un symbole central de la légitimité historique du Parti communiste chinois, malgré les réévaluations critiques de son héritage. Xi Jinping instrumentalise cette mémoire pour renforcer son autorité, en s’appuyant sur un nationalisme qui puise dans les récits de grandeur révolutionnaire maoïste, tout en évitant les aspects les plus sombres de son bilan.

Comment la Chine de Xi Jinping concilie-t-elle modernisation économique et héritage autoritaire maoïste ?

Le régime de Xi Jinping a su dissocier la modernisation économique de la libéralisation politique, en maintenant un contrôle strict sur la société civile et les médias. Les réformes économiques des années 1980 et 1990 n’ont pas remis en cause les fondements autoritaires du système, mais les ont adaptés à une ère de capitalisme d’État, où la surveillance de masse devient un outil de stabilité sociale.

Ce que ça pourrait changer

L’héritage maoïste dans la Chine contemporaine pourrait renforcer la résilience des structures autoritaires face aux défis internes et externes, tout en alimentant les tensions entre ouverture économique et fermeture politique. À long terme, cette combinaison pourrait soit favoriser une adaptation progressive du régime, soit, à l’inverse, exacerber les crises de légitimité en cas de ralentissement économique ou de contestation accrue.

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