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DROIT

« Demandez-nous d'abord » : les enfants réclament leur mot à dire sur l'avenir de l'IA

Source unique·il y a 22 j

L’essor de l’intelligence artificielle (IA) bouleverse les droits des enfants, qui en subissent les risques sans toujours en maîtriser les leviers. Une réunion de haut niveau à l’ONU, coprésidée par des dirigeants internationaux, a mis en lumière leur demande pressante : être associés aux décisions qui façonnent leur avenir numérique. Entre opportunités éducatives et dangers systémiques, cette mobilisation interroge la capacité des institutions à concilier innovation technologique et protection des droits fondamentaux.

Quels sont les principaux risques identifiés par les enfants face à l’IA, selon l’enquête de l’ONU ?

Les enfants expriment des craintes liées à la manipulation de leur image via des contenus truqués, à l’exploitation de leurs données personnelles, à une possible érosion de leur créativité et au remplacement des interactions humaines essentielles (famille, amis, enseignants ou thérapeutes) par des outils automatisés.

Qui sont les acteurs clés de cette initiative pour intégrer les enfants dans la gouvernance de l’IA ?

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, et la Directrice générale de l’UNICEF, Catherine Russell, ont porté cette mobilisation. La réunion était coprésidée par les présidents français Emmanuel Macron, espagnol Pedro Sánchez, kenyan William Ruto et le Premier ministre australien Anthony Albanese. Dix-sept pays ont rejoint la Coalition pour les droits et la protection des enfants à l’ère de l’IA, incluant gouvernements, entreprises technologiques et société civile.

Pourquoi la Convention relative aux droits de l’enfant est-elle évoquée dans ce contexte ?

Volker Türk souligne que ce traité, le plus ratifié au monde, doit s’appliquer à l’IA pour garantir que les droits des enfants soient protégés dès la conception des systèmes technologiques. Cela implique une évaluation des risques, une transparence accrue et des contrôles indépendants, sans se contenter d’engagements volontaires des acteurs industriels.

Ce que ça pourrait changer

Cette dynamique pourrait accélérer l’émergence de cadres réglementaires contraignants, où la participation des enfants ne serait plus un simple vœu pieux mais une obligation légale. Elle interroge aussi la responsabilité des États et des entreprises dans la prévention des dommages déjà observés, comme la création de contenus pédopornographiques générés par IA. À plus long terme, l’enjeu réside dans la capacité à concilier innovation technologique et respect des droits fondamentaux, sous peine de creuser des inégalités numériques entre générations.

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