«Strobus / Banksiana»: l’éveil et le réveil écologique de Duu
L’album Strobus/Banksiana d’Étienne Dupré marque une évolution significative dans la fusion entre création artistique et engagement écologique, où la musique devient un vecteur de prise de conscience environnementale. En s’appuyant sur une démarche hybride — disque, livre et documentaire —, l’artiste transforme son travail en une expérience immersive, interrogeant notre rapport à la nature à travers le prisme de deux espèces d’arbres emblématiques du Québec.
Comment Étienne Dupré articule-t-il son engagement écologique à travers Strobus/Banksiana ?
L’artiste fait de l’écologie le cœur de sa pratique en s’inspirant directement de deux arbres, le pin blanc et le pin gris, pour structurer un double album aux tonalités contrastées. Cette approche vise à éveiller une sensibilité environnementale chez l’auditeur, tout en intégrant des formats complémentaires (livre, documentaire) pour amplifier le message et ancrer l’œuvre dans une démarche de transmission et de réflexion collective.
Quels sont les enjeux soulevés par la dualité entre Strobus et Banksiana ?
La dichotomie entre les deux parties de l’album reflète une réflexion sur la résilience et la fragilité des écosystèmes. Le pin blanc, symbole de majesté et de stabilité, s’oppose au pin gris, résistant et adaptable, dont la survie dépend de perturbations extrêmes comme les feux de forêt. Cette dualité interroge notre perception des espèces naturelles et notre responsabilité face à leur préservation.
Pourquoi Étienne Dupré a-t-il choisi un format hybride pour son projet ?
Le musicien cherche à créer une œuvre totale, où la musique, les images et les textes s’entrelacent pour offrir une expérience multidimensionnelle. Ce format permet de toucher différents publics et de prolonger la durée de consommation de l’œuvre, tout en renforçant son ancrage dans une démarche écologique et pédagogique, où l’art devient un outil de sensibilisation.
Ce que ça pourrait changer
Ce projet pourrait inspirer une nouvelle génération d’artistes à intégrer des enjeux environnementaux dans leurs créations, tout en montrant que l’engagement écologique peut se concrétiser par des formats innovants. Il soulève aussi la question de la réception des œuvres hybrides, où le public est invité à s’investir activement dans une démarche de consommation plus lente et réflexive. Enfin, il pourrait contribuer à une meilleure reconnaissance des forêts québécoises comme sujets culturels et scientifiques à part entière.

