☕️ Windows OEM, Microsoft 365 : des hausses de prix qui tombent mal pour l’industrie PC
Alors que le marché des PC peine à se relever d’une crise des composants qui a fait flamber les prix de la mémoire et du stockage, Microsoft ajoute une nouvelle pression en relevant significativement le coût de ses licences OEM pour Windows et ses abonnements professionnels. Ces hausses, intervenant dans un contexte de demande fragile, risquent d’aggraver la crise de compétitivité des constructeurs et de fragiliser davantage un écosystème déjà sous tension.
Quelles sont les deux principales hausses de coûts imposées par Microsoft et depuis quand sont-elles effectives ?
Microsoft a augmenté de 7 à 10 % en moyenne le coût des licences OEM pour Windows depuis juillet, tandis que les abonnements professionnels pour Microsoft 365 ont subi des relèvements compris entre 8 et 33 % à partir du 1er juillet. Ces deux hausses s’ajoutent à la crise des composants qui pèse déjà sur les marges des fabricants.
Quels acteurs du marché PC sont directement impactés par ces hausses de licences OEM ?
Les grands constructeurs comme ASUS, Acer, Dell, HP et Lenovo sont directement concernés, car ils doivent intégrer ces coûts supplémentaires dans leurs prix de vente. Les petits et moyens fabricants, déjà fragilisés par la hausse des prix de la RAM et des SSD, pourraient voir leurs marges encore réduites.
Pourquoi les hausses de Microsoft tombent-elles particulièrement mal pour l’industrie PC ?
Ces hausses surviennent alors que le marché des PC traverse une période de ralentissement, avec une baisse de 4 % des livraisons au second trimestre, après cinq trimestres consécutifs de hausse. Les constructeurs, déjà sous pression en raison de la flambée des coûts des composants, n’ont pas d’autre choix que de répercuter ces augmentations sur les prix finaux.
Quelles sont les exceptions notables dans les hausses des abonnements Microsoft 365 ?
Les formules Office 365 E1 pour les professionnels et les abonnements Microsoft 365 destinés au secteur public ont été épargnées par les hausses. Pour les professionnels, le prix de cette formule reste fixé à 10 dollars, tandis que pour le secteur public, les augmentations varient entre 5 et 13 % selon les formules.
Ce que ça pourrait changer
Ces hausses pourraient accentuer la polarisation du marché PC entre les gammes d’entrée et haut de gamme, les constructeurs étant contraints de rogner sur les marges des modèles les moins chers. À plus long terme, cela pourrait freiner l’innovation et la démocratisation des technologies, tout en renforçant la position dominante de Microsoft sur un écosystème déjà très dépendant de ses licences.

