L’épargne, un frein à l’achat d’une maison pour les nouveaux arrivants au Québec, selon un sondage
L’épargne nécessaire pour constituer une mise de fonds représente le principal frein à l’accession à la propriété pour les nouveaux arrivants au Québec, selon un sondage Royal LePage. Cette contrainte financière, couplée à des défis structurels comme l’obtention d’un emploi stable ou la constitution d’un historique de crédit, révèle des disparités profondes entre les attentes des immigrants et la réalité du marché immobilier canadien, où l’abordabilité s’est dégradée.
Quels sont les principaux obstacles identifiés par les nouveaux arrivants au Québec pour acheter une maison ?
Le sondage révèle que 63 % des nouveaux arrivants considèrent l’épargne pour la mise de fonds comme le principal obstacle, suivi par la nécessité d’obtenir un emploi plus stable ou mieux rémunéré (41 %). La constitution d’un historique de crédit au Canada est également citée par 27 % des répondants, soulignant des défis spécifiques liés à leur statut d’immigrant.
Comment les nouveaux arrivants perçoivent-ils la difficulté d’acheter une maison au Canada par rapport à leur pays d’origine ?
Un tiers des répondants au Québec s’attendent à ce que l’achat d’une maison soit plus difficile au Canada que dans leur pays d’origine. Seuls 29 % anticipent une situation plus favorable, tandis que 24 % estiment que la difficulté sera similaire. Cette perception reflète une prise de conscience des déséquilibres entre revenus et coûts immobiliers, jugés moins favorables qu’ailleurs.
Quel est le calendrier d’achat envisagé par les nouveaux arrivants au Québec, et comment cela se compare-t-il aux autres provinces ?
Au Québec, 51 % des nouveaux arrivants qui comptent acheter une propriété envisagent de le faire dans plus de deux ans ou selon un calendrier incertain. Ce délai est plus long qu’ailleurs au Canada : seulement 30 % visent un achat dans un à deux ans, et 10 % d’ici moins d’un an. Le Québec se distingue ainsi par la proportion la plus élevée de projets reportés ou indéfinis.
Ce que ça pourrait changer
Ces résultats pourraient accentuer les inégalités d’accès au logement entre les immigrants et les résidents de longue date, tout en interrogeant l’efficacité des programmes d’aide existants. À plus long terme, une telle situation risque de freiner l’intégration économique des nouveaux arrivants et de peser sur la dynamique démographique des régions moins dynamiques sur le plan immobilier.

