NapseflowNapseflow
GÉNÉRALISTE

Le Canada n’atteindrait même pas en 2050 sa cible pour 2030 de réduction des émissions de GES

Source unique·il y a 9 j

Le Canada, souvent présenté comme un acteur modéré dans la lutte climatique, accumule les retards dans la réduction de ses émissions de gaz à effet de serre (GES). Une étude récente révèle que le pays ne parviendrait pas à atteindre ses objectifs fixés pour 2030, ni même ceux envisagés pour 2050, malgré des engagements répétés. Ce décalage soulève des questions sur la cohérence des politiques climatiques canadiennes et leur adéquation avec les défis environnementaux actuels.

Quels sont les objectifs climatiques du Canada et où en est-il aujourd’hui ?

Le Canada s’était engagé, sous le gouvernement Harper, à réduire ses émissions de GES de 30 % par rapport à 2005 d’ici 2030. En 2021, l’objectif a été relevé à une fourchette de 40 % à 45 % pour 2030, avec une ambition de carboneutralité d’ici 2050. Pourtant, en 2026, le pays n’a réduit ses émissions que de 10,3 % par rapport à 2005, soit l’équivalent de 78 millions de tonnes de GES, ce qui le place comme le moins performant du G7. Une étude de l’Institut climatique du Canada estime que le Canada pourrait tout juste atteindre son objectif de 2030… en 2050, sans même garantir la carboneutralité.

Quelles mesures récentes du gouvernement Carney ont affaibli les politiques climatiques canadiennes ?

Dès son arrivée au pouvoir en mars 2025, Mark Carney a supprimé la taxe carbone pour les consommateurs et affaibli le système de tarification du carbone pour l’industrie, notamment via un accord avec l’Alberta en mai 2025. Son gouvernement a également aboli le quota obligatoire de vente de véhicules électriques, reporté la réglementation sur le méthane en Alberta et retiré le projet de plafond d’émissions pour le secteur pétrolier et gazier. Ces reculs, couplés à l’absence de plan concret pour l’électrification, ont accentué le retard du Canada dans la réduction de ses émissions.

Comment le gouvernement fédéral justifie-t-il son action malgré ces retards ?

Le cabinet de la ministre de l’Environnement, Julie Dabrusin, affirme que le Canada reste déterminé à atteindre la carboneutralité d’ici 2050 grâce à une « approche pragmatique et durable ». Ottawa mise sur des projets d’énergie propre, comme une ligne de transport d’électricité sur la côte nord, et promet de doubler le réseau électrique canadien, de rénover un million de logements et de développer des infrastructures pour une électricité propre. Cependant, ces mesures restent pour l’instant des intentions sans calendrier précis ni détails concrets.

Ce que ça pourrait changer

Ce retard systématique dans la réduction des émissions menace la crédibilité internationale du Canada, déjà critiqué pour son manque d’ambition climatique. Il expose aussi le pays à des risques économiques et géopolitiques, notamment en matière d’accès aux marchés ou de dépendance aux énergies fossiles. À l’approche de 2030, l’absence de politiques tangibles pourrait aggraver la pression sur les gouvernements futurs pour combler un retard devenu structurel.

Voir aussi

Plus de contenus dans cette catégorie →

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.