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SOCIÉTÉ

Les citoyens européens ne croient plus en l'avenir de l'Union et c'est un problème

Source unique·il y a 10 j

L’Union européenne traverse une crise de confiance sans précédent, selon une étude récente du Conseil européen des relations internationales (ECFR) et de la Fondation culturelle européenne (FCE). Le désenchantement des citoyens, alimenté par des défis géopolitiques et économiques, menace la légitimité même du projet européen, révélant un décalage croissant entre les aspirations des populations et la capacité des institutions à y répondre.

Quels sont les principaux enseignements de l’étude sur la perception de l’UE par les citoyens européens ?

L’étude révèle que 68 % des Européens interrogés estiment que leur continent traverse une période de détérioration générale ou de perte de normalité, tandis que 56 % considèrent que l’avenir de l’UE est en danger. Pourtant, 73 % des répondants souhaitent une Europe plus forte, fondée sur l’unité, la paix ou la prospérité, malgré une méfiance envers les institutions jugées trop lentes et bureaucratiques.

Quels groupes de citoyens se distinguent dans cette enquête et quel rôle pourraient-ils jouer dans l’avenir de l’UE ?

L’étude identifie quatre catégories d’électeurs : les positifs (19 %), convaincus par le projet européen ; les négatifs (39 %), majoritaires et souvent proches de l’extrême droite ; les déconnectés (12 %), peu concernés par les questions européennes ; et les indécis (13 %), qui doutent de la capacité de l’UE à agir efficacement. Ces derniers pourraient être déterminants pour l’avenir des Vingt-Sept, selon les chercheurs.

Pourquoi les institutions européennes sont-elles critiquées par une partie des citoyens, et quelles pistes sont envisagées pour y remédier ?

Les critiques portent principalement sur la lenteur et la bureaucratie des institutions, résumées par un jeune Polonais : « L’UE discute fondamentalement beaucoup, mais ne fait rien ». Les chercheurs recommandent moins de promesses et davantage de preuves de trajectoire, notamment sur des enjeux comme la sécurité énergétique, la défense, le climat ou le pouvoir d’achat.

Ce que ça pourrait changer

Cette défiance généralisée pourrait fragiliser la cohésion européenne à moyen terme, en alimentant les discours eurosceptiques ou en réduisant la participation aux élections. Pour les dirigeants, l’enjeu sera de démontrer concrètement la capacité de l’UE à répondre aux crises, sous peine de voir s’accroître le risque de fragmentation ou de déclin relatif face aux autres puissances mondiales.

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