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SCIENCES

Alexandra Pérez Soriano, neurologue : « La maladie de Parkinson peut commencer par des symptômes non moteurs, tels que la constipation ou l’urgence urinaire »

Source unique·il y a 7 j

Longtemps réduite à ses symptômes moteurs emblématiques, la maladie de Parkinson révèle aujourd’hui une face méconnue : ses manifestations non motrices, comme la constipation ou les troubles urinaires, pourraient en réalité en constituer les premiers signes. Cette réévaluation de la pathologie interroge non seulement les mécanismes sous-jacents de la dégénérescence neuronale, mais aussi les limites actuelles du diagnostic précoce, où la médecine peine encore à relier ces symptômes disparates à une origine commune.

Quels symptômes non moteurs sont associés au début de la maladie de Parkinson selon l’article ?

L’article cite spécifiquement la constipation et l’urgence urinaire comme des symptômes non moteurs pouvant précéder de plusieurs années les manifestations motrices classiques de la maladie de Parkinson. Ces signes reflètent une atteinte précoce des systèmes nerveux autonome et entérique, souvent négligée dans le parcours diagnostique.

Pourquoi la reconnaissance tardive de ces symptômes pose-t-elle un problème médical ?

Le principal enjeu réside dans l’absence de lien systématique établi entre ces symptômes et une pathologie neurodégénérative, ce qui retarde le diagnostic et l’accès à des traitements potentiellement efficaces en phase précoce. Les patients consultent souvent pour ces troubles sans que leur origine neurologique soit envisagée, faute de sensibilisation des professionnels de santé.

Quel rôle joue la neurologue Alexandra Pérez Soriano dans ce constat ?

Alexandra Pérez Soriano, neurologue interrogée par Science & Vie, met en lumière cette dimension sous-estimée de la maladie de Parkinson. Son expertise souligne l’importance de repenser les critères diagnostiques pour intégrer ces signes précoces, ouvrant la voie à une prise en charge plus préventive et holistique.

Ce que ça pourrait changer

Une meilleure identification des symptômes non moteurs pourrait transformer le dépistage de la maladie de Parkinson, permettant des interventions plus précoces et personnalisées. Cela suppose une formation accrue des médecins généralistes et spécialistes, ainsi qu’une modification des protocoles cliniques pour inclure ces marqueurs dans les algorithmes diagnostiques. À plus long terme, cette approche pourrait aussi éclairer les mécanismes encore flous de la dégénérescence neuronale, notamment le rôle du système nerveux entérique dans la propagation de la pathologie.

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