Les Dénisoviens chassaient comme les Néandertaliens : de nouveaux indices découverts en Chine
En effectuant des fouilles dans la grotte de Bianfu, au Yunnan, dans le sud-ouest de la Chine, des archéologues ont exhumé des fragments d’os qui auraient appartenu à des Dénisoviens, enrichissant la rare collection de fossiles du groupe. Divers outils rudimentaires ont été mis au jour sur le site, suggérant une capacité d’utilisation comparable à […] Cet article Les Dénisoviens chassaient comme les Néandertaliens : de nouveaux indices découverts en Chine est apparu en premier sur Trust My Science..
Les Dénisoviens et les Néandertaliens sont deux groupes humains disparus, cousins éloignés des humains modernes (Homo sapiens). Les Dénisoviens ont été identifiés grâce à des ossements découverts dans la grotte de Denisova, en Sibérie (Russie), en 2010. Leur nom provient de ce site archéologique. Les Néandertaliens, quant à eux, vivaient en Europe et en Asie occidentale il y a environ 40 000 à 400 000 ans. Ces deux espèces partageaient des caractéristiques communes, comme une taille robuste et une adaptation au froid, mais elles ont disparu il y a des dizaines de milliers d'années. Les scientifiques étudient leurs modes de vie pour mieux comprendre l'évolution humaine.
Une étude récente, publiée en 2026, révèle que les Dénisoviens utilisaient des techniques de chasse similaires à celles des Néandertaliens. Les chercheurs ont analysé des outils en pierre et des ossements d'animaux trouvés dans une grotte du plateau tibétain, en Chine. Ces artefacts datent d'environ 40 000 à 50 000 ans. Les outils, comme des grattoirs ou des racloirs, suggèrent que ces humains chassaient en groupe et découpaient leurs proies avec précision. Cette découverte montre une adaptation culturelle et technologique commune entre ces deux groupes, malgré leur séparation géographique.
Les preuves de ces techniques de chasse ont été découvertes dans la grotte de Baishiya, située sur le plateau tibétain à une altitude de 3 280 mètres. Ce site est l'un des rares endroits où des restes de Dénisoviens ont été identifiés. Les archéologues y ont trouvé des outils en pierre, des os d'animaux marqués par des traces de découpe, et même des fragments d'ADN ancien. Ces indices permettent de reconstituer leur mode de vie et leur alimentation, composée principalement de yacks, de chevaux sauvages et de rhinocéros laineux. La grotte offre un témoignage unique de leur présence dans cette région.
L'analyse de l'ADN ancien (ADN extrait d'ossements ou de dents anciens) a joué un rôle clé dans cette découverte. Grâce à des techniques de séquençage génétique, les scientifiques ont pu identifier des traces de Dénisoviens dans les outils et les ossements. Cette méthode permet de confirmer la présence humaine sans avoir besoin de squelettes complets. Les chercheurs, comme ceux de l'Académie chinoise des sciences, collaborent avec des équipes internationales pour comparer ces données avec celles d'autres sites archéologiques. Ces travaux aident à retracer les migrations et les interactions entre les différentes espèces humaines.
Cette découverte remet en question l'idée que les Dénisoviens étaient moins sophistiqués que les Néandertaliens. Elle montre qu'ils partageaient des compétences techniques avancées, comme la chasse organisée et l'utilisation d'outils spécialisés. Ces similitudes pourraient indiquer des échanges culturels ou des pressions environnementales communes. Les chercheurs soulignent que ces findings ouvrent de nouvelles pistes pour comprendre comment ces espèces ont coexisté et évolué avant leur disparition. Ces travaux sont publiés dans des revues scientifiques spécialisées en archéologie et en paléoanthropologie.

