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Généraliste

La CAQ dresse un parallèle entre PSPP et Donald Trump

Le Devoir · mis à jour 1 oct.

Le parti de Christine Fréchette estime que le chef péquiste est incapable de tolérer la critique..

Comparaison politique

Lors d’une conférence de presse à Montréal le 1er octobre 2026, la Coalition Avenir Québec (CAQ), dirigée par Christine Fréchette, a comparé le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon (PSPP), à l’ancien président américain Donald Trump. Cette comparaison repose sur une critique adressée à PSPP : son incapacité, selon la CAQ, à accepter les désaccords ou les critiques. La CAQ évoque notamment des déclarations de PSPP où il qualifie de fake news (fausses informations) les propos qui ne correspondent pas à sa vision. France-Élaine Duranceau, candidate caquiste et ministre sortante, a explicitement établi ce parallèle en affirmant que PSPP réagit comme Trump face aux critiques, en contestant leur validité ou en les qualifiant d’interprétations erronées.

Réactions des partis

La CAQ n’a pas été la seule à critiquer PSPP. Québec solidaire (QS), par la voix de sa co-porte-parole Ruba Ghazal, a également pointé du doigt son manque d’ouverture à la critique, le comparant cette fois à François Legault, premier ministre du Québec et chef de la CAQ. Ces attaques surviennent dans un contexte électoral tendu, à quelques jours des élections québécoises prévues le 6 octobre 2026. PSPP, de son côté, a justifié ses réactions en évoquant une désinformation et une distorsion de ses propos par les médias et ses adversaires, notamment après une polémique liée à une annonce devant l’école Roger-Comtois en début de campagne.

Enjeux du référendum

Un des sujets centraux de cette campagne électorale est la tenue d’un référendum sur la souveraineté du Québec, une promesse phare du PQ. La CAQ s’y oppose fermement, estimant qu’un tel scrutin serait une catastrophe et un désastre, car selon elle, les trois quarts des Québécois ne souhaitent pas un référendum. Christine Fréchette a mis en garde contre un possible recul des investissements étrangers au Québec en cas de victoire du PQ, évoquant la mobilité des capitaux (capacité des entreprises à déplacer leurs fonds rapidement). Elle a notamment souligné que le cadre financier du PQ repose en partie sur des transferts fédéraux supplémentaires, soit 4,4 milliards d’euros d’ici 2031, une dépendance qu’elle juge risquée.

Finances et institutions

La CAQ a critiqué le manque de clarté du PQ sur ses projets d’investissement, notamment en matière de défense. Elle s’interroge sur la réalisation de projets fédéraux comme la future Banque de la défense, de la sécurité et de la résilience, dont Montréal est candidate pour accueillir le siège. Christine Fréchette a questionné la crédibilité du Québec à attirer cette institution si un référendum sur la souveraineté était organisé, suggérant que les investisseurs pourraient hésiter. En réponse, Stéphane Paquet, candidat péquiste et ex-président de Montréal International, a rétorqué que les référendums passés n’avaient pas provoqué d’exode massif d’organisations internationales de Montréal.

Ce que ça pourrait changer

La CAQ a adopté une stratégie offensive pour discréditer le PQ, en mettant en avant les risques économiques liés à ses propositions. France-Élaine Duranceau a évoqué une possible *chicane* politique dès le 6 octobre 2026, date des élections, et a souligné que les investisseurs privilégient les régions stables. Elle a également raillé la dépendance du PQ envers les transferts fédéraux, en imaginant un scénario où PSPP refuserait de financer la lieutenante-gouverneure (représentante du roi Charles III au Québec) le matin, puis demanderait des fonds fédéraux l’après-midi pour équilibrer son budget. Cette approche vise à semer le doute sur la crédibilité économique du PQ.

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