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Arabie saoudite : des dizaines de morts dans les affrontements avec les Houthis du Yémen

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 3 j

Ces affrontements ont eu lieu quelques jours après l'offensive éclair des rebelles Houthis sur la mer Rouge..

Conflit en mer Rouge

Le 17 septembre 2026, des affrontements meurtriers ont opposé les Houthis, un groupe armé yéménite soutenu par l'Iran, aux forces gouvernementales du Yémen, elles-mêmes appuyées par l'Arabie saoudite. Ces combats ont causé des dizaines de morts en 24 heures, avec 40 combattants houthis tués lors de frappes saoudiennes et de combats terrestres. Les Houthis ont également subi des bombardements ciblant des tours de télécommunication dans la province de Taëz, faisant quatre victimes, dont trois enfants. De leur côté, les forces gouvernementales ont recensé au moins 23 soldats tués dans des attaques de missiles et de drones houthis dans les provinces de Taëz et de Lahj. En Arabie saoudite, un drone intercepté s'est écrasé, tuant une personne et blessant deux autres. Les Houthis ont renforcé leur contrôle sur le littoral yéménite de la mer Rouge, incluant le détroit stratégique de Bab el-Mandeb, qui relie l'Europe à l'Asie via le canal de Suez. Cette région est cruciale pour le transport maritime mondial, car environ 12 % du commerce mondial transite par ce détroit.

Impact économique mondial

L'escalade du conflit a des répercussions majeures sur l'économie mondiale, notamment sur les prix du pétrole. Le baril de Brent, référence internationale, a dépassé les 100 $ la semaine précédant le 17 septembre 2026, atteignant 104 $ le 16 septembre. Cette hausse s'explique par les tensions géopolitiques dans la région, aggravées par la fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran depuis février 2026, ce qui perturbe déjà le transport maritime. Une fermeture du détroit de Bab el-Mandeb par les Houthis aggraverait encore cette situation, selon la diplomatie qatarie. L'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, est directement menacée, car les Houthis ont annoncé qu'ils ne menaçaient que les navires saoudiens. Cette crise survient alors que l'Arabie saoudite est déjà sous pression militaire, avec des attaques sur son sol et des risques en mer.

Accusations et démentis

L'Arabie saoudite a accusé les Houthis d'avoir visé la ville sainte de La Mecque avec un drone, une attaque qualifiée de « lâche » par les autorités saoudiennes. Cette annonce a provoqué un vif émoi dans le monde arabe et musulman, car La Mecque est un lieu de pèlerinage majeur pour les musulmans du monde entier. Les Houthis ont catégoriquement démenti ces accusations, affirmant ne cibler que des installations pétrolières ou des bases militaires, loin des sites sacrés. L'Union européenne a exprimé sa solidarité avec l'Arabie saoudite et appelé les Houthis à cesser toute action militaire. De son côté, les Houthis ont publié des images montrant des combattants posant devant ce qu'ils décrivent comme l'épave d'un avion de chasse F-15 saoudien abattu dans la province de Marib, au Yémen.

Soutien international à Riyad

Face à l'escalade du conflit, l'Arabie saoudite a reçu un soutien international. Les États-Unis, qui avaient refusé la semaine précédente de frapper les Houthis à la demande de Riyad, ont approuvé la vente de 48 avions de chasse F-35 à l'Arabie saoudite pour un montant de 24,3 milliards $. Cette vente vise à renforcer la capacité de dissuasion de Riyad contre les menaces actuelles et futures, bien que la livraison de ces avions ne soit pas attendue avant plusieurs années. Par ailleurs, l'Union européenne a réaffirmé son soutien à l'Arabie saoudite en condamnant les actions des Houthis. Cette crise survient après la rupture d'une trêve fragile conclue en 2022, lorsque les Houthis ont autorisé un avion iranien à atterrir au Yémen en juillet 2026, défiant ainsi le contrôle saoudien sur l'espace aérien yéménite.

Ce que ça pourrait changer

Le conflit qui ravage le Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule arabique, a déjà forcé plus de 100 000 personnes à fuir leur foyer, selon les Nations unies. Cette crise humanitaire s'ajoute aux souffrances de la population yéménite, déjà éprouvée par des années de guerre et de pénuries. Les affrontements récents, combinés aux frappes aériennes et aux combats au sol, aggravent encore la situation. Les Houthis, qui contrôlent une partie du pays, et les forces gouvernementales soutenues par l'Arabie saoudite, continuent de s'affronter, malgré les appels internationaux à la cessation des hostilités. Le Yémen reste un foyer de tensions régionales, avec des implications pour la stabilité de toute la péninsule arabique.

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