Gilles Girard, le chanteur du groupe Les Classels
Son fils a confirmé la nouvelle dimanche après-midi..
Gilles Girard, chanteur emblématique du groupe québécois Les Classels, est décédé dimanche 18 octobre 2026 à l’âge de 84 ans. Né à Montréal le 16 février 1942, il laisse derrière lui un héritage musical marqué par le style yéyé, un mouvement populaire dans les années 1960 en France et au Québec. Son fils Sam Girard a annoncé sa disparition sur les réseaux sociaux, précisant que le chanteur s’est éteint entouré de sa famille et de ses proches. Aucune cause de décès n’a été communiquée dans l’article.
Dès l’âge de 16 ans, Gilles Girard se lance dans la musique sous le pseudonyme de Danny Boy, publiant un premier disque. À 18 ans, en 1960, il rejoint le groupe Special Tones, qui deviendra officiellement Les Classels en 1964. Ce groupe se distingue par son apparence entièrement blanche (cheveux, vêtements et instruments) et par son répertoire composé majoritairement de chansons originales, une approche innovante à une époque où les artistes québécois reprenaient souvent des succès anglophones en français.
Les Classels connaissent un succès retentissant au Québec, avec plus d’un million de disques vendus. Leur carrière s’étend de 1964 à 1971, période durant laquelle le groupe se produit dans toute la province. Leur style unique et leur image visuelle marquent les esprits, faisant d’eux l’un des groupes les plus populaires de la scène musicale québécoise des années 1960. Après leur séparation en 1971, Gilles Girard entame une carrière solo avant de reformer le groupe en 1977 sous le nom de Gilles Girard et les Super Classels.
Tout au long de sa carrière, Gilles Girard reste proche du public, participant à de nombreuses émissions de variétés. En 2024, il apparaît dans l’émission *Zénith*, où il incarne la génération des *baby-boomers*, ces personnes nées entre 1946 et 1964, une période de forte croissance démographique et culturelle après la Seconde Guerre mondiale. Son parcours illustre l’évolution de la musique québécoise, passant du *yéyé* aux réformes des années 1970, tout en restant ancré dans la mémoire collective.

