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Donald Trump ordonne une exécution par peloton d’exécution militaire, une première dans l’armée américaine depuis 1961

Presse-Citron · mis à jour 6 oct.

Les États-Unis diversifient leurs méthodes d'exécution... Un retour en arrière ?.

Trump valide une exécution

Le président américain Donald Trump a ordonné l'exécution par peloton d'exécution militaire de Nidal Hasan, un ancien commandant et psychiatre de l'armée condamné à mort. Cette décision, validée après recommandation du secrétaire à la Guerre Pete Hegseth, marque un événement historique : il s'agit de la première exécution militaire aux États-Unis depuis 1961, où la méthode utilisée était la pendaison. Pour retrouver une exécution par peloton d'exécution dans l'armée américaine, il faut remonter à la Seconde Guerre mondiale, lors de l'exécution d'Eddie Slovik pour désertion en 1945. Nidal Hasan a été condamné après avoir tué 13 personnes et blessé 32 autres lors d'une fusillade dans un bâtiment médical surpeuplé de la base militaire de Fort Hood, au Texas, le 5 novembre 2009. La date et le lieu de l'exécution seront fixés par le secrétaire de l'Armée de terre.

Méthode controversée

L'exécution par peloton d'exécution consiste à attacher le condamné sur une chaise avec une cible fixée au niveau du cœur, puis à faire tirer simultanément plusieurs tireurs armés de fusils à courte distance. Bien que cette méthode puisse sembler archaïque, elle reste légale dans cinq États américains : le Mississippi, l'Oklahoma, la Caroline du Sud, l'Utah et l'Idaho, où elle est même devenue la méthode principale en cas d'indisponibilité des produits pour les injections létales. En 2025, la Caroline du Sud a utilisé pour la première fois depuis 2010 le peloton d'exécution à trois reprises. L'administration Trump a élargi les méthodes fédérales autorisées, incluant désormais l'injection létale, la chaise électrique, l'asphyxie par gaz azote et le peloton d'exécution, en raison de pénuries critiques de substances chimiques pour les injections létales.

Problèmes des injections

Les injections létales, méthode la plus répandue aux États-Unis pour les exécutions, connaissent des ratés de plus en plus fréquents. Par exemple, le 30 septembre 2026, Christa Pike a survécu à deux injections dans le Tennessee et se trouve actuellement en soins intensifs. Ces échecs ont relancé le débat sur la fiabilité de cette pratique. Les géants pharmaceutiques européens et américains refusent désormais de fournir les produits nécessaires, bloquant de nombreuses procédures judiciaires. Face à cette situation, les autorités se tournent vers des méthodes alternatives comme le peloton d'exécution, malgré les controverses qu'elles suscitent. À l'échelle internationale, cette méthode est encore utilisée dans des pays comme la Chine, la Corée du Nord, la Somalie ou le Yémen, mais ces pratiques restent très peu documentées.

Ce que ça pourrait changer

Aux États-Unis, la peine de mort est appliquée soit au niveau local par les 27 États qui la maintiennent dans leur législation, soit au niveau fédéral ou militaire, avec des procédures distinctes. Environ 2 000 détenus se trouvent actuellement dans les couloirs de la mort, un chiffre en baisse constante depuis une vingtaine d'années. Historiquement, la pendaison et la chaise électrique étaient les méthodes privilégiées, mais depuis les années 1980, l'injection létale est devenue la norme. Cependant, en raison des difficultés d'approvisionnement en produits chimiques, les autorités explorent à nouveau des méthodes plus anciennes ou alternatives, comme le peloton d'exécution. Cette décision s'inscrit dans un contexte où les méthodes traditionnelles sont remises en question pour des raisons à la fois éthiques, pratiques et logistiques.

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