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Généraliste

Duhaime réduit le vandalisme d’un candidat conservateur à «une chicane entre voisins»

Le Devoir · mis à jour il y a 9 j

La justice a reconnu Jimmy Gagnon coupable d’avoir saboté l’érablière d’un couple âgé, à l’époque, de 77 et 79 ans ..

Affaire de vandalisme

En 2024, Jimmy Gagnon, candidat conservateur du Parti conservateur du Québec (PCQ) dans la circonscription de Mégantic, a été reconnu coupable par la Cour supérieure pour avoir vandalisé une érablière appartenant à un couple âgé de 77 et 79 ans. Le juge Sébastien Pierre-Roy a détaillé les actes de Gagnon, qui a détruit des installations, bloqué des chemins avec des chaînes ou des câbles, et sectionné une ligne d’eau pour nuire aux opérations de la Ferme Dalac. Le tribunal a souligné la gravité des actes, qualifiés de « constants » et visant à effacer les traces d’occupation des érables dans une zone en litige. Le couple a subi une détresse importante, rappelant quarante années de travail mises à mal par ces agissements. Gagnon a nié les faits devant le tribunal, mais sa version a été jugée « fantaisiste » et non crédible par le juge, qui a estimé qu’il avait menti de manière évidente pendant le procès.

Réaction d'Éric Duhaime

Éric Duhaime, chef du PCQ et candidat aux élections de 2026, a minimisé l’affaire en la qualifiant de « chicane entre voisins », une expression qu’il a répétée à plusieurs reprises pour détourner l’attention. Face aux questions sur la crédibilité de son candidat, Duhaime a évité de répondre directement, préférant critiquer les dépenses de Christine Fréchette, candidate de la Coalition Avenir Québec (CAQ), lors d’un séjour à Paris. Il a également affirmé que si les députés reconnus coupables de mensonge ne pouvaient siéger à l’Assemblée nationale, il n’y aurait plus que 125 députés, sous-entendant que cette règle serait trop stricte. Duhaime a ajouté qu’au moment de valider la candidature de Gagnon, aucune mention de son passé judiciaire n’apparaissait dans les documents fournis par le parti.

Contexte politique

Cette affaire s’inscrit dans un contexte où onze candidats conservateurs ont été pointés du doigt pour leurs propos ou agissements passés, sans que cela n’affecte leur affiliation au PCQ, à l’exception d’Éric Lanthier, un pasteur qui a quitté la course pour éviter des distractions liées à ses propos homophobes et anti-avortement. Duhaime a systématiquement accusé ses adversaires, notamment la CAQ, de « fouiller dans les poubelles » pour nuire à sa campagne. Il a même présenté cette affaire de vandalisme comme un progrès, car elle proviendrait d’un litige civil, suggérant que ses adversaires manquent d’arguments contre son programme. Le PCQ arrive troisième dans les sondages avec 23 % des intentions de vote, derrière le Parti québécois (24 %) et la CAQ (27 %), selon l’agrégateur Qc125, avec une marge d’erreur de plus ou moins 6 %.

Ce que ça pourrait changer

L’affaire soulève des questions sur la gestion des candidatures au sein du PCQ, notamment sur les vérifications préalables effectuées par le parti. Duhaime a insisté sur le fait que les litiges civils ne devraient pas influencer les choix politiques, tout en évitant de commenter la légitimité d’un député condamné pour mensonge. Le couple victime du vandalisme a exprimé une détresse liée à la perte de quarante années de travail, mais leur affaire a été reléguée au rang de « chicane de clôture » par le chef conservateur. Cette situation illustre les tensions entre la gestion interne des partis et la crédibilité publique des candidats, dans un contexte électoral où chaque point de pourcentage compte.

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