If Trump wants a trade war, make the rich pay for it
Carney was right to walk away from Trump’s sweetheart deal. Now he needs to treat the economic fight as a national emergency — taxing wealth and corporate windfalls while investing in Canadian public enterprise The post If Trump wants a trade war, make the rich pay for it appeared first on Ricochet..
En août 2026, le Premier ministre canadien Mark Carney a mis fin aux négociations d’un accord commercial avec les États-Unis sous l’administration de Donald Trump. Ces discussions ont échoué en raison des exigences jugées inacceptables imposées par les États-Unis, comme le contrôle des échanges commerciaux du Canada avec d’autres pays ou des attaques contre la langue française au Québec. Ces demandes ont été perçues comme insultantes par le Canada, poussant Carney à rejeter l’accord malgré les risques économiques. Les États-Unis ont alors appliqué des tarifs douaniers de 50 % sur près de 30 milliards de dollars de biens canadiens importés. Cette situation marque le début d’une guerre commerciale ouverte entre les deux pays, où le Canada se retrouve en position de faiblesse face à une puissance économique dominante.
Mark Carney a longtemps défendu une approche économique libérale, basée sur la réduction des impôts pour les plus riches et la suppression de postes dans la fonction publique, comme moyen de résister à la pression américaine. Il croyait que cette stratégie renforcerait l’économie canadienne et convaincrait les États-Unis de négocier un accord plus équilibré. Cependant, cette vision a été critiquée, notamment par l’NDP (Nouveau Parti Démocratique, un parti politique canadien de gauche) et les syndicats, qui considèrent que cette politique favorise les inégalités et ne protège pas suffisamment les travailleurs. Carney a même été prêt à signer un accord défavorable aux Canadiens peu avant l’échec des négociations, illustrant sa confiance dans le capitalisme comme solution universelle.
Le Premier ministre Carney a comparé la situation actuelle à une guerre, soulignant que les États-Unis représentent une menace existentielle pour la souveraineté et la liberté du Canada. Cette comparaison s’appuie sur le fait que les États-Unis imposent des tarifs douaniers massifs, ce qui pourrait nuire gravement à l’économie canadienne. Cependant, la question se pose : comment le Canada peut-il résister à une telle pression ? Carney mise sur le capitalisme et la croissance économique, mais ses détracteurs estiment que cette approche ne suffit pas. Ils proposent plutôt une mobilisation collective, où tous les citoyens contribueraient à la défense du pays, y compris les plus riches, par le biais de taxes supplémentaires sur les fortunes et les profits excessifs.
Selon un sondage réalisé en août 2026, 76 % des Canadiens estiment que le rejet de l’accord commercial était la bonne décision, mais 40 % craignent pour leur emploi en raison des tarifs douaniers américains. Cette situation révèle un clivage : une majorité soutient la résistance face aux États-Unis, mais s’inquiète des conséquences économiques. L’article souligne que, dans ce contexte, il est crucial que les plus riches et les grandes entreprises contribuent davantage pour financer la défense du pays. Cela pourrait passer par la création d’un fonds spécial alimenté par des taxes sur les fortunes et les profits excessifs, afin de soutenir les travailleurs touchés et de développer des alternatives économiques non capitalistes.
Pour contrer la domination américaine et le capitalisme, l’article propose de s’inspirer de l’histoire canadienne, notamment de la Seconde Guerre mondiale, où le Canada avait mis en place une économie planifiée avec des sociétés d’État (entreprises publiques) et des prix contrôlés pour éviter la spéculation. L’auteur suggère de créer un Fonds de la liberté canadienne, financé par des taxes sur les richesses et les profits excessifs, afin de développer des entreprises publiques, des coopératives de travailleurs et d’autres modèles économiques alternatifs. Ces mesures permettraient de réduire la dépendance du Canada envers les États-Unis et de construire une économie plus autonome et solidaire.
L’article critique la croyance dogmatique dans le capitalisme libéral, partagée par les partis politiques dominants au Canada (comme le Parti libéral et le Parti conservateur), qui selon l’auteur, renforce la dépendance du pays envers les États-Unis. Cette dépendance s’est illustrée par des accords comme l’ALÉNA (Accord de libre-échange nord-américain, renégocié en 2020 sous le nom d’AEUMC), perçu comme une forme de soumission silencieuse à l’économie américaine. L’auteur estime que pour être vraiment indépendant, le Canada doit s’éloigner du capitalisme et adopter des modèles économiques alternatifs, capables de résister aux pressions extérieures sans reproduire les inégalités sociales.
L’article conclut en appelant à une mobilisation collective pour défendre le Canada contre les États-Unis, en s’appuyant sur des exemples historiques comme ceux de Tommy Douglas, ancien leader du NDP, qui avait défendu l’idée d’une économie planifiée et publique pour résister aux menaces extérieures. Douglas avait souligné que, pendant la Seconde Guerre mondiale, le Canada avait réussi à organiser une économie de guerre sans emprunter à l’étranger, en contrôlant les prix et en développant des entreprises publiques. L’auteur suggère que le Canada peut aujourd’hui s’inspirer de cette approche pour construire une société plus juste et indépendante, en rejetant à la fois l’hégémonie américaine et le capitalisme traditionnel.

