La règle du feu tricolore vient de changer : vous risquez 200€ d’amende si vous ne la respectez pas
Une vraie nouveauté arrive dans quelques jours..
À partir du 1er octobre 2026, l'Espagne modifie la réglementation concernant les feux tricolores pour clarifier les règles de priorité entre véhicules et piétons. Jusqu'à présent, le feu orange clignotant permettait aux conducteurs de poursuivre leur route avec prudence, même si le feu piéton était au vert. Cette situation créait une confusion, notamment lors de virages ou dans des zones peu visibles. Désormais, cette ambiguïté est supprimée : avant qu'un feu orange clignotant ne s'allume, un feu rouge fixe obligatoire doit apparaître. Cela garantit que les piétons ont toujours la priorité lorsque leur feu est vert, éliminant tout doute pour les conducteurs.
Toute infraction à cette nouvelle règle sera sanctionnée comme un franchissement de feu rouge classique. Les contrevenants s'exposent à une amende de 200 euros et à un retrait de 4 points sur leur permis de conduire. Cette mesure vise à renforcer la sécurité routière en réduisant les risques de conflits entre véhicules et piétons. Les municipalités espagnoles devront reprogrammer leurs feux pour appliquer cette nouvelle phase rouge obligatoire avant l'orange clignotant.
Le feu orange clignotant n'est pas supprimé, mais son usage est désormais strictement encadré. Il ne peut plus s'activer tant que le feu piéton est au vert. Cette modification s'inscrit dans un décret royal espagnol, le décret royal 518/2026, publié par la Direction générale du trafic (DGT). L'objectif est de clarifier les priorités et d'éviter les situations où un conducteur pourrait interpréter incorrectement la signalisation, notamment lors de manœuvres de virage ou dans des carrefours peu visibles.
Les feux tricolores suscitent également l'intérêt des chercheurs en transport. Une étude publiée en 2023 dans la revue IEEE Transactions on Intelligent Transportation Systems propose d'ajouter une quatrième couleur, le blanc, pour les véhicules autonomes. Ce signal indiquerait aux voitures connectées de suivre celle qui les précède, optimisant ainsi la fluidité du trafic. Selon les simulations, si 10 % des véhicules étaient autonomes, les délais d'attente aux feux diminueraient de 3 %. Avec 30 % de véhicules autonomes, la réduction atteint 10,7 %, et avec une majorité de véhicules connectés, les délais pourraient chuter de 94 %. Cette innovation réduirait également la consommation de carburant et les émissions polluantes.
La réforme est portée par la Direction générale du trafic (DGT), une institution espagnole chargée de la régulation du trafic routier. L'article s'appuie sur des sources comme le média *Público* pour relayer les changements réglementaires. Les recherches citées proviennent de l'Université d'État de Caroline du Nord, où le professeur Ali Hajbabaie et son équipe ont exploré les potentialités des véhicules autonomes et des systèmes de communication *V2X* (vehicle-to-everything), permettant aux voitures de communiquer entre elles et avec les infrastructures routières.

