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« Les raffineurs sont des profiteurs » : Michel-Édouard Leclerc pousse un coup de gueule sur le prix du carburant en France

Presse-Citron · mis à jour il y a 4 j

Le dirigeant n’a pas mâché ses mots à l’occasion d’une interview..

Leclerc dénonce les raffineurs

Michel-Édouard Leclerc, président du comité stratégique d'E.Leclerc, a critiqué publiquement les raffineurs de pétrole lors d'une interview sur BFMTV/RMC le 16 septembre 2026. Il les qualifie de profiteurs en raison de la hausse des prix du carburant en France, qui approche les 2,50 € le litre. Selon lui, ces entreprises réalisent des marges exceptionnelles sur le raffinage, pouvant atteindre jusqu'à 100 dollars par baril. Il souligne que les raffineurs gagnent davantage aujourd'hui que le prix du pétrole brut lui-même, ce qui expliquerait selon lui la flambée artificielle et durable des prix à la pompe. Leclerc précise que les distributeurs, comme les stations-service, ne touchent qu'un centime de marge par litre vendu, tandis que les raffineurs profitent largement de la situation.

Propositions pour baisser les prix

Pour lutter contre la hausse des prix du carburant, Michel-Édouard Leclerc propose une suspension temporaire de 20 centimes par litre liée aux certificats d'économies d'énergie (CEE). Ces certificats sont des mécanismes incitant les entreprises à réduire leur consommation énergétique, mais leur coût est répercuté sur les prix à la pompe. Contrairement à Jean-Luc Mélenchon, il rejette l'idée d'un plafonnement des prix et suggère plutôt un retour à une fiscalité flottante, une mesure appliquée sous le gouvernement de Lionel Jospin dans les années 1990. Cette fiscalité ajustable permettrait de moduler les taxes en fonction de l'évolution des prix du pétrole. Il insiste également sur la nécessité d'élargir les dispositifs d'aide aux secteurs les plus touchés par la crise, évoquant des mesures collectives plutôt que des solutions ciblées.

Critique des politiques publiques

Michel-Édouard Leclerc critique vivement les politiques économiques actuelles en France, estimant qu'elles ne reflètent pas la réalité vécue par les classes moyennes. Il rappelle que le salaire médian en France s'élève à 2 050 € par mois et dénonce un discours politique perçu comme déconnecté. Selon lui, les réformes macroéconomiques successives pèsent injustement sur les ménages modestes, notamment en matière de pouvoir d'achat et de sécurité de l'emploi. Il souligne que les Français ne sont pas responsables des dérives des comptes publics et attendent des solutions concrètes plutôt que des discours rassurants. Pour lui, la prochaine campagne électorale devra impérativement aborder ces enjeux avec des propositions tangibles et une prise en compte des préoccupations quotidiennes des citoyens.

Ce que ça pourrait changer

Dans le débat sur les prix du carburant, Michel-Édouard Leclerc met en avant le rôle des distributeurs, comme E.Leclerc, qui ne profitent pas de la hausse des prix. Il rappelle que les stations-service ne perçoivent qu'une marge minimale par litre vendu, contrairement aux raffineurs. Il reproche à l'État de convoquer les distributeurs à Bercy pour expliquer les prix, alors qu'ils n'ont qu'un contrôle limité sur les coûts. Leclerc plaide pour une meilleure répartition des responsabilités et une régulation plus équitable du secteur, afin que les bénéfices de la hausse des prix ne soient pas captés uniquement par une poignée d'acteurs économiques. Il souligne que les solutions doivent venir d'une action collective et non de mesures ciblées.

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