Le Grand Prix cycliste donne le ton pour deux semaines de vélo à Montréal
Le Mexicain Del Torro a traversé la ligne d’arrivée sur l’Avenue du Parc devant une foule plus petite que par le passé..
Le Grand Prix cycliste de Montréal s’est terminé par une victoire surprise du Mexicain Isaac Del Toro, âgé de 22 ans, membre de l’équipe UAE Team Emirates XRG. Ce coureur a remporté la course de 214 kilomètres en 5 heures, 13 minutes et 16 secondes après avoir lancé une attaque décisive à seulement 100 mètres de la ligne d’arrivée. Bien que le Français Paul Seixas, favori du public et membre de l’équipe Decathlon CMA CGM, ait terminé deuxième, il n’a pu réagir à temps à l’accélération du Mexicain. Le podium a été complété par l’Américain Brandon McNulty, vainqueur de l’édition précédente, également de l’équipe UAE Team Emirates XRG. La victoire de Del Toro a été accueillie avec enthousiasme par des centaines de spectateurs rassemblés au parc Jeanne-Mance, dont la famille de Jorge de la Torre, venue avec un drapeau mexicain pour encourager le vainqueur.
Malgré l’ambiance électrique lors de l’arrivée de la course, les organisateurs ont remarqué une baisse de fréquentation par rapport aux années précédentes. Plusieurs facteurs pourraient expliquer ce phénomène. La météo changeante, alternant entre soleil et pluie, a probablement découragé certains spectateurs. Cependant, la principale raison évoquée est la crainte des difficultés de déplacement liées aux fermetures de routes annoncées en prévision des Championnats du monde de cyclisme sur route UCI, qui auront lieu à Montréal du 20 au 27 septembre. La mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, avait d’ailleurs décrit la situation comme « l’enfer » en raison des nombreuses restrictions. Pourtant, certains spectateurs comme Audrey Desautels, venue de Joliette, ont confirmé que les déplacements étaient fluides, avec un stationnement à seulement 800 mètres du parcours.
Face aux craintes de difficultés de circulation, certains spectateurs ont privilégié les transports en commun pour assister à l’événement. Mathis Busquet et Daven Fournier, venus de la Rive-Sud, ont choisi de prendre le Réseau express métropolitain (REM), un métro automatisé en service depuis 2024, avant de marcher jusqu’au site de la course. Ils ont recommandé cette solution, soulignant qu’il suffisait d’éviter la voiture pour profiter pleinement de l’événement. Les deux amis ont également annoncé leur présence pour les Championnats du monde, soulignant l’importance de ces compétitions pour la ville. Cette édition du Grand Prix cycliste a ainsi mis en lumière l’importance des alternatives de transport pour les grands événements sportifs.
Une tradition insolite a été observée lors de la course : des spectateurs comme Sébastien Backman et ses fils collectaient les bouteilles d’eau lancées par les coureurs. Cette pratique, qui consiste à récupérer les bouteilles vides jetées par les cyclistes pendant la course, est devenue une habitude pour certains amateurs. Parfois, les coureurs offrent même directement leurs bouteilles aux enfants présents sur le parcours. Cette anecdote illustre l’engouement et la proximité entre les spectateurs et les athlètes lors des événements cyclistes à Montréal. La famille Backman a confirmé son intention de participer aux Championnats du monde, où elle espère vivre à nouveau cette expérience unique.
Le Grand Prix cycliste de Montréal a servi de prélude aux Championnats du monde de cyclisme sur route UCI, qui se dérouleront du 20 au 27 septembre dans la ville. Ces championnats, considérés comme l’un des événements cyclistes les plus prestigieux au monde, réuniront les meilleurs coureurs internationaux pour tenter de remporter le titre de champion du monde. Les organisateurs ont rappelé aux spectateurs que des courses similaires se succéderaient quotidiennement pendant une semaine complète, offrant ainsi une occasion unique de voir s’affronter les élites du cyclisme. Les animateurs de foule ont invité le public à revenir pour ces compétitions, soulignant l’importance de cet événement pour Montréal.

