Pas de 3e lien dans un premier mandat péquiste, annonce PSPP
Le chef du Parti québécois ajoute que son projet dédié au transport en commun « n’est pas dans les cartons »..
Le Parti québécois (PQ), dirigé par Paul Saint-Pierre Plamondon, a annoncé qu’il ne construira pas de troisième lien (un tunnel ou un pont supplémentaire reliant Québec à Lévis) durant un premier mandat, soit les quatre prochaines années. Le chef du parti a qualifié cette réalisation d’« irréaliste » dans ce délai, critiquant les promesses des autres formations politiques. Il a notamment visé le gouvernement de la Coalition Avenir Québec (CAQ) et le chef conservateur Éric Duhaime, les accusant de bullshiter (terme familier signifiant mentir délibérément) la population sur ce projet. Le PQ s’appuie sur le plan Cité, une stratégie de transport collectif pilotée par la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), qui prévoit un tunnel pour 2035. La CDPQ Infra, filiale de la Caisse, est responsable de la planification et de la réalisation de ce projet.
Plutôt que de construire un troisième lien, le PQ mise sur le développement du transport en commun pour réduire la congestion routière à Québec. Le parti propose d’augmenter la fréquence et le nombre d’autobus dans la région, ainsi que de prioriser la phase 1 du projet de tramway. Il prévoit aussi de planifier les prochaines étapes du plan Cité, incluant la mise en place d’un SRB (Système Rapide par Bus, un mode de transport en commun rapide utilisant des voies réservées). Un SRB serait installé sur l’axe du boulevard Charest à Québec, connecté à un autre SRB à Lévis via le boulevard Guillaume-Couture. Le PQ promet que, d’ici quatre ans, ces mesures permettront de réduire significativement la congestion sur les routes de la région. D’autres idées sont évoquées, comme l’ajout d’une 7e voie dynamique (une voie dont l’usage varie selon les besoins de circulation) sur le pont Pierre-Laporte et l’abaissement du tablier du pont de Québec pour faciliter le passage des navires.
Le Parti québécois souhaite revoir l’aménagement de l’autoroute Félix-Leclerc, une des principales artères de Québec, pour améliorer la fluidité du trafic. Les détails de ce réaménagement ne sont pas précisés dans l’article, mais il pourrait inclure des modifications des accès et des voies de circulation. Cette proposition s’inscrit dans une volonté plus large de repenser les infrastructures routières de la région pour mieux répondre aux besoins des usagers. Aucune date ni budget n’est mentionné pour ce projet, qui s’ajoute aux autres mesures annoncées pour lutter contre la congestion.
Le PQ a fait de la lutte à l’itinérance une priorité pour la Capitale-Nationale. Le parti propose d’agir en collaboration avec les organismes locaux pour offrir un meilleur accès au logement aux personnes en situation de précarité. Aucune mesure concrète ni budget n’est détaillé dans l’article, mais cette initiative s’inscrit dans une approche globale visant à améliorer les conditions de vie dans la région. Le chef du parti a souligné l’importance de cette problématique, sans préciser de calendrier ou de partenariats spécifiques.
Le PQ souhaite faire de Québec un pôle d’excellence en automatisation, robotisation, intelligence artificielle (IA) et technologies numériques. L’objectif est de soutenir le développement économique de la région en attirant des entreprises et des investissements dans ces secteurs. Aucune mesure précise ni budget n’est mentionné, mais cette proposition s’inscrit dans une stratégie plus large pour moderniser l’économie québécoise. Le parti mise sur l’innovation technologique comme levier de croissance pour la Capitale-Nationale.
Le PQ s’engage à reprendre le contrôle du mont Sainte-Anne, une station de ski située près de Québec. Le parti critique la gestion actuelle, estimant que l’Assemblée nationale a versé des millions de dollars à un promoteur privé pour un service peu fiable. Aucune somme exacte n’est précisée, mais le chef du parti a dénoncé un manque de transparence et d’efficacité dans la gestion de ce site. Le PQ n’a pas détaillé comment il compte réorganiser la gestion du mont Sainte-Anne, mais cette proposition vise à améliorer la qualité des services offerts aux usagers.
Le PQ s’est dit prêt à étudier et à participer au projet de construction d’un stade de football sur le site du Colisée de Québec, dans le cadre d’un éventuel retour d’une équipe de la Ligue canadienne de football (LCF) à Québec. Le chef du parti, Paul Saint-Pierre Plamondon, a rappelé que le gouvernement a déjà investi *un milliard de dollars* dans le Stade de Montréal, et a évoqué un *principe d’équité* en termes d’investissement. Aucune décision n’a été prise, mais le PQ montre son ouverture à ce projet, tout en insistant sur la nécessité d’une analyse approfondie avant toute implication financière.

